Au XIIè siècle, nos ancêtres étaient loin de tous savoir lire et écrire!
Cependant, il existait déjà des livres que nous pourrions qualifier de best-sellers, lus par une poignée de privilégiés mais surtout transmis de manière orale...Ils restent encore aujourd'hui dans la mémoire des hommes de notre temps...
Il s'agit des romans arthuriens du cycle du Graal, parfois appelés romans de la Table ronde, en référence la célèbre table autour de laquelle les preux chevaliers du roi Arthur se réunissaient afin de faire le point sur la quête du Graal...La série télévisée Kaamelott en donne d'alleurs une version complètement décalée et hautement comique!

Ces romans sont le reflet des traditions répandues chez les bretons de la France continentale mais aussi chez les bretons insulaires, les anglais actuels. Ces traditions étaient issues de la longue résistance des bretons insulaires face aux invasions et à la domination des angles, le peuple d'origine des îles brittaniques, mais aussi des saxons qui envahirent cette terre dès le VIè siècle...C'est à cette occasion qu'un certain chef de guerre nommé Artus ou Artorius remportera une retentissante victoire à Badon Hill. Or cet Artus, ce qui signifie l'ours, deviendra le fameux roi Arthur!
Ces romans ont été écrits en écho à tous les récits merveilleux relatant la possession ou la perte de certaines reliques dont le rôle était fondamental dans l'implantation du christianisme. Or, parmi ces reliques sanctifiées, à côté d'un nombre considérable d'os supposés avoir appartenus aux saints, la plus précieuse d'entre toutes était intimement et directement liée à Jésus-Christ...Le Sacré Sang était une fiole censée contenir un peu du sang du Christ recueilli par Joseph d'Arimathie alors qu'il était sur la croix et qui sera par la suite symbolisée par...le Graal!
Voici donc brièvement résumées les origines littéraires des romans du cycle du Graal et du roi Arthur...Toutefois cette analyse doit être modulée. En effet, si les origines celtiques, puis chrétiennes sont évidentes, il ne faut pas oublier l'influence exercée au moyen-âge par l'Orient sur l'Occident chrétien...et dont les Templiers furent parfois les transmetteurs!

Romans du Graal, romans arthuriens, romans des chevaliers de la Table ronde...Mais, au fait, quelle est l'origine du mot roman?
Commençons par remonter le cours du temps jusqu'au IXè siècle, sur un territoire déjà français mais encore fortement marqué de l'empreinte laissée par les romains. En ces temps lointains, la lingua latina était la langue écrite, le langage des intellectuels, des savants et des clercs. En revanche, la lingua romana représentait le langage du peuple, une langue parlée faite d'une sorte de latin abâtardi par de très nombreuses influences locales, ce que nous appelons aujourd'hui, du patois.
Pour comprendre l'origine du roman, c'est bien cette lingua romana qui nous intéresse...
Au XIIè siècle, époque charnière qui verra l'éclosion des cycles arthuriens et des romans du Graal, la lingua romana est devenue le romanz qui est toujours la langue parlée, tandis que la langue des textes officiels reste le latin. Or, ce romanz, ou langue romane est bel et bien l'ancêtre de notre langue française. Ainsi, par glissement de sens, les récits qui sont rédigés dans cette langue vulgaire ou romanz vont devenir tout naturellement des...romans.
Il existera d'ailleurs un verbe romancier qui signifiait traduire du latin en français puis raconter en français et qui donnera tout naturellement notre...romancier, un auteur de romans!
Nous avons parlé de romans du Graal car ces deux notions sont indissociables. L'épopée du Graal utilisera avec succès la forme nouvelle du roman afin de pénétrer dans toutes les couches de la société et devenir ainsi le premier des romans populaires!
C'est Chrétien de Troyes qui inaugure au XIIè siècle le cycle du Graal avec son Perceval ou Conte du Graal qu'il présente ainsi:
"Crestiens semme et fait semence
D'un roman que il encommence"
Le roman est alors un poème lu, écrit en octosyllabes suivies et aux rimes plates.
Il marque ainsi sa différence avec la chanson de geste qui était un poème chanté, écrit en décassylabes ou en alexandrins, avec des assonances et parfois des rimes...
Tous ces détails techniques pour mettre en évidence la simplicité du roman et ce qui en fera le succès!
Le roman deviendra ensuite un texte uniquement écrit en prose, conférant ainsi au récit une grande liberté et aux romanciers des ressources créatives infinies!
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d'une extrême maigreur, aux yeux vides et à la pâleur sépulcrale. Elle se
retourne sur son passage et tend le bras vers lui. Notre vizir, en homme averti, a immédiatement reconnu la mort. Elle a délaissé sa faux et habillé son squelette grinçant d'un peu de chair
humaine, mais il est certain de sa rencontre et frémit tout le le long du chemin qui le ramène au palais du calife.





publiée en 1499 à Venise. Malheureusement, les avis divergent sur le
véritable auteur de cet ouvrage. Certains l'attribuent à Francesco Colonna, moine et architecte tandis d'autres lui préfèrent Leon Battista Alberti, qui fut le concepteur du palais Rucellai à
Florence. Connaître le nom de l'auteur n'est peut-être pas aussi important que cela, d'ailleurs rien ne prouve qu'il n'y ait eu qu'un seul auteur pour cette oeuvre inclassable, rédigée à la fois
en latin et en italien



sciences, de médecine et d'astronomie, on peut le penser! Il
devait aussi renfermer toutes les connaissances nécessaires pour bâtir les pyramides!

et ne nous donne guère envie de sortir de chez
nous...Brr...Brr...!





Et maintenant l'adorable bout'chou est enfin là, toute douce et belle comme un coeur!
religion lorsqu'elle affirme que
"




On a même prétendu que le Baphomet, cette mystérieuse tête supposée vénérée par les Chevaliers du Temple, n'était rien d'autre qu'une représentation symbolique de Saint-Jean le Baptiste qui
mourut décapité sur ordre d'Hérode Antipas!!!



Nous verrons que
nous pouvons trouver bien d'autres origines à 
