Nous voilà arrivés à la croisée des chemins près de la Maison Richard, la maison du jardinier...et le moins que l'on puisse dire c'est que notre parcours n'a rien d'une partie de plaisir!
Nous savons que deux étranges personnages qualifiés de jardiniers ou de gardiens du domaine ont indiqué à nos chères anglaises le chemin à suivre en leur
conseillant de "continuer tout droit"...Certes, mais plusieurs routes s'offrent à nous!
En ce qui nous concerne nous n'avons bénéficié d'aucune assistance. Quant à la Maison Richard, elle avait porte close et un regard jeté à l'intérieur ne nous donna aucun espoir d'y trouver âme qui vive...
Trois chemins s'offrent à nous, il nous suffirait donc de continuer tout droit afin de rester dans les pas d'Annie Moberly et d'Eleanor Jourdain...Malheureusement, le jour de notre visite, il était impossible de prendre ce chemin...condamné pour travaux!
Il faut d'ailleurs bien préciser que la configuration du domaine du Petit Trianon ne correspond plus du tout à ce qu'elle était à l'époque de Marie-Antoinette. En
effet, après la mise à l'abandon de la période révolutionnaire, le roi Louis-Philippe a fait faire d'importants travaux sur ce terrain. Ajoutons
également que l'aspect actuel ne correspond pas non plus à celui du 10 Août 1901...La grande tempête de fin décembre 1999 a particulièrement endommagé parc et jardins et il a fallu refaire
d'importants travaux de restructuration jusqu'en 2008.
Cependant, n'ayant pas encore trouvé une machine qui nous permettrait de remonter le temps, pour l'heure il nous faut contourner l'obstacle et prendre un chemin accessible...
A partir d'ici les choses se compliquent encore davantage...
En effet, dans le récit d'origine nos deux anglaises font référence à une sorte de petit "kiosque de jardin, rond, près duquel un homme est assis". Ce bâtiment est simplement pourvu d'un toît et de colonnes et il est situé dans un endroit si touffu qu'elles ne peuvent voir au-delà. L'homme leur semble inquiétant avec son visage à la peau sombre marquée par la petite vérole. Quelques années plus tard, en 1904, une précision supplémentaire sera donnée par miss Moberly au sujet du kiosque en parlant "du léger aspect chinois dans la courbure supérieure du toît". Elle en fera d'ailleurs un croquis.
Continuons donc notre promenade en suivant le récit du 10 Août 1901...Allons-nous trouver ce mystérieux petit édifice?
Pour tous ceux qui sont déjà quelque peu familiers de cette histoire, la réponse est non!
En effet, nous arrivons assez naturellement au Belvédère ou Pavillon de musique de Marie-Antoinette, flanqué sur sa gauche par le pont du rocher. Ces éléments du domaine du Petit Trianon sont aujourd'hui incontournables dans une visite. Ils l'étaient tout autant du temps de Marie-Antoinette, ainsi que le montrent ces gouaches fort célèbres de l'époque, dues au talent de C.L. Chatelet
Toutefois, ainsi qu'on peut le voir sur ces images, le Belvédère est solidement planté sur une petite butte avec un vaste plan d'eau.Il est donc visible de
loin.
Cette description est très difficile à rapprocher de celle faite par Annie Moberly et Eleanor Jourdain. En effet, dans leur souvenir, le kiosque quelque peu chinois est entourée d'un bois touffu, sans la moindre mention du petit lac du premier plan...Sous nos yeux, le Belvédère est un charmant édifice avec des murs, des portes et des fenêtres, il est agrémenté de sculptures. Il n'a donc rien à voir avec un petit kiosque qui comporte seulement un toît et des colonnes.
Deux logiques viennent alors se contredire...
Pour une première hypothèse, les deux anglaises ont très mal vu et décrit les éléments supposés étranges de cette folle
journée. Dans ce cas, c'est la fiabilité de tout leur récit qu'il faut remettre en question...Arrêtons donc de crapahuter sur le terrain parfois bien accidenté de ce secteur du domaine du petit
Trianon et rentrons vite chez nous!
Dans la seconde hypothèse, elles ont fait une exacte description de ce kiosque et dans ce cas, il nous faut trouver à quoi il correspond!
Inutile de vous préciser que nous avons fait le choix de la seconde hypothèse...Bref, l'enquête continue!
Après avoir rapidement éliminé le Temple de l'Amour situé à une grande proximité du Petit Trianon il nous faut donc continuer le trajet de nos chères demoiselles en se perdant un petit peu
au milieu des bosquets et de la végétation...
Et ce n'est pas ce charmant volatile entrevu au détour d'un chemin qui va nous venir en aide!
Je précise à nouveau que le but est ici de refaire, sur le terrain, le trajet supposé des deux anglaises sans rechercher nécessairement des précisions historiques sur les personnages entrevus, ce qui avait été déjà fait dans mes précédents articles. Nous nous attachons donc essentiellement aux lieux...
Puisqu'il nous faut quitter le Belvédère, afin de se conformer à leur route, nous allons également nous éloigner de la Maison Richard et ne pas revenir vers le Petit Trianon. Une seule solution s'offre à nous. Nos deux anglaises ont nécessairement du passer au sud de l'Orangerie (de Trianon, bien sûr, à ne pas confondre avec celle du château de Versailles!) en suivant une direction nord-est, donc en se dirigeant sans le savoir vers le Hameau de la Reine.
Nous savons déjà que nous n'allons pas trouver sur notre route le fameux kiosque chinois, toutefois son souvenir va-t-il refaire surface?
Nous sommes donc entre l'Orangerie et l'étang du Hameau dont nous voyons la photo ci-dessus, marchant sur un chemin qui va bientôt rencontrer un autre chemin venant du Hameau...Mais qu'y avait-il de nouveau précisément à cet endroit vers 1786...Et bien justement une "ruine" qui venait d'être fabriquée et installée là afin de complaire au désir de Marie-Antoinette!
Il s'agit d'une fausse ruine, encore dénommée "fabrique" destinée à copier de mythiques ruines antiques. Elle fut construite en haut d'un petit ravin, au milieu d'un paysage qui se voulait tourmenté et qui était composé de rochers avec une masse d'arbres.
Une représentation de cette ruine a été retrouvée à la Bibliothèque royale de Stockholm. Il s'agit à nouveau d'une gouache de C.L.Chatelet:
La ruine sera détruite durant la période révolutionnaire et aucun vestige n'en subsistera. Reste que quelques chercheurs prétendent avoir découvert à cet emplacement des restes d'un carrelage du XVIIIè siècle, composant peut-être justement le sol de la "ruine". Il est aujourd'hui malheureusement impossible de vérifier ce dernier témoignage. En effet la grande tempête de décembre 1999 a entraîné une restructuration complète du parc qui a définitivement effacé ces possibles vestiges...
Afin de mieux comprendre dans les moindres détails cette histoire que je me suis contentée de résumer, je vous conseille un livre qui propose, en s'appuyant sur des recherches dans différentes bibliothèques européennes, Stockholm et Modène en particulier, des hypothèses assez stupéfiantes sur ce sujet:
Jean Senelier, Le mystère du petit Trianon, Belisane, 1997 (La représentation de la Ruine est extraite de ce livre)
Avons-nous pour autant résolu le mystère, rien n'est moins sûr! Toutefois, nous savons qu'arrivées là, Annie Moberly et Eleanor Jourdain sont de plus en plus saisies d'un malaise qui s'apparente alors à de la panique. Les distances sont donc mal évaluées et leur description du trajet ne peut que s'en ressentir!
Les ennuis sont-ils enfin terminés pour nos deux anglaises? Hélas non!
Guidées par un charmant jeune homme drapé dans une cape sombre et portant un sombrero, elles sont alors remises dans la bonne direction du petit Trianon avec des
paroles énigmatiques: " Mesdames, il ne faut pas passer par là...Par ici, cherchez la Maison". Bien évidemment, à peine a-t-il prononcé ces paroles que le jeune homme en question
disparaît, comme s'il avait été happé par le paysage!
Brièvement soulagées par cette nouvelle vision, elles ne savent pas encore que de nouvelles épreuves les attendent...Nous non plus d'ailleurs jusquà ce que, à ce moment de notre promenade au beau milieu de nulle part, une pluie battante et froide commence à tomber!
Il nous faut cependant nous montrer stoïques et reprendre le chemin en respectant les consignes du trajet du 10 Août 1901...
Certains diront que cette histoire commence à bien faire et ils n'auront peut-être pas tout à fait tort...Cependant l'épreuve du terrain met bien en lumière les contradictions mais aussi l'évidente sincérité du récit de nos demoiselles! Ce qu'elles racontent ne peut s'inventer et recèle une part de vérité mêlée à de multiples erreurs bien pardonnables puisqu'il s'agissait pour elle d'une première visite dans un endroit jusque là inconnu!
Nous irons donc jusqu'à la fin du parcours...A très bientôt pour un dernier article qui nous ramènera enfin sur le chemin du Petit Trianon!
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d'une extrême maigreur, aux yeux vides et à la pâleur sépulcrale. Elle se
retourne sur son passage et tend le bras vers lui. Notre vizir, en homme averti, a immédiatement reconnu la mort. Elle a délaissé sa faux et habillé son squelette grinçant d'un peu de chair
humaine, mais il est certain de sa rencontre et frémit tout le le long du chemin qui le ramène au palais du calife.





publiée en 1499 à Venise. Malheureusement, les avis divergent sur le
véritable auteur de cet ouvrage. Certains l'attribuent à Francesco Colonna, moine et architecte tandis d'autres lui préfèrent Leon Battista Alberti, qui fut le concepteur du palais Rucellai à
Florence. Connaître le nom de l'auteur n'est peut-être pas aussi important que cela, d'ailleurs rien ne prouve qu'il n'y ait eu qu'un seul auteur pour cette oeuvre inclassable, rédigée à la fois
en latin et en italien



sciences, de médecine et d'astronomie, on peut le penser! Il
devait aussi renfermer toutes les connaissances nécessaires pour bâtir les pyramides!

et ne nous donne guère envie de sortir de chez
nous...Brr...Brr...!





Et maintenant l'adorable bout'chou est enfin là, toute douce et belle comme un coeur!
religion lorsqu'elle affirme que
"




On a même prétendu que le Baphomet, cette mystérieuse tête supposée vénérée par les Chevaliers du Temple, n'était rien d'autre qu'une représentation symbolique de Saint-Jean le Baptiste qui
mourut décapité sur ordre d'Hérode Antipas!!!

A COMMANDER A LA 
