Tout d'abord je voudrais adresser mes remerciements à toutes celles et à tous ceux qui sont restés fidèles à mon blog et m'ont rendu visite tout au long de cette pause.
C'est à nouveau dans les jardins et les mystères du Petit Trianon que je vous entraîne aujourd'hui mais cette fois-ci c'est afin de mieux comprendre ce qu'il faut bien appeler les secrets de Marie-Antoinette...
Pour ce faire, je suis repartie en visite dans les sentiers enchantés du Domaine de la Reine à Versailles...
Il faisait chaud, ce 10 Août 2009, mais, contrairement à mes deux chères anglaises en promenade dans les mêmes lieux le 10 Août 1901, je n'ai point vu de fantômes dans les allées qui étaient d'ailleurs, on peut aisément l'imaginer, fort surpeuplées de touristes venus de tous les continents!
Non, je partais cette fois-ci à la recherche d'une étrange construction, la grotte de Marie-Antoinette.
La Reine, en effet, vers 1780 demanda à Pierre-Richard Mique, son architecte en ce qui concernait la réalisation du jardin anglais du Petit Trianon, de concevoir une grotte...
Quel bizarre idée pour une Reine que de se faire construite une grotte artificielle, pourrait-on penser!
Il n'en est rien! En effet, la grotte correspondait à une mode de l'époque...Ainsi Mesdames, filles de Louis XV s'étaient fait construire une grotte dans leur château de Bellevue de même que Madame de Balbi dans son jardin de Versailles. Disons-le, à l'époque, c'était plutôt "tendance".
Cette grotte fut effectivement réalisée sous une butte artificielle voisine du lac lui aussi artificiel...Et c'est avec étonnement que j'en ai découvert l'entrée...jugez plutôt sur ces photos prises lors de ma dernière visite. Nous ne sommes qu'à peine 100m du Petit Trianon!
La grotte est ainsi décrite par Pierre de Nolhac, le grand conservateur qui sut redonner vie au domaine de Versailles au début du XXè siècle:
"Des roches couvertes de mousse en révèlent les approches; mais on a quelque peine à en découvrir l'accès. On y retrouve cependant les arrangements essentiels qu'indiquent à notre curiosité les recueils de dessins sur Trianon commandés par Marie-Antoinette: l'entrée basse auprès de laquelle tombe une petite cascade, l'emplacement du banc de mousse où l'on ne risque point d'être surpris, car une baie pratiquée dans le rocher laisse voir les arrivants, enfin l'étroit escalier d'une dizaine de marches donnant accès au-dessus de la butte et permettant de se dérober par la fuite aux indiscrets.
Voilà des détails ingénieux, usités en bien d'autres grottes et qui montrent qu'un architecte peut penser à tout; mais ils ne sont pas sans donner matière aux médisances"!!!
Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites...
Marie-Antoinette avait-elle des secrets et cette grotte n'était-elle pas pour elle un moyen de les cacher?
Voilà une question qu'on ne peut manquer de se poser en y pénétrant...
J'ai été moi-même saisie par la mélange de froid, d'humidité et de tristesse qui se dégageait de l'endroit...Un cachot de prison ne devait pas être pire au XVIIIè siècle!!!
Quel étrange refuge pour une Reine!
Lorsque Marie-Antoinette allait s'y reposer, un certain aménagement avait été réalisé. Ainsi une banquette ou plutôt un sofa avait été recouvert d'un velours imitant la mousse. Des tentures avaient certainement été dressées le long de ces murs suintant l'humidité ainsi que des flambeaux placés, car j'ai pu constater que la pénombre y est plutôt inquiétante. De plus des collations devaient y être servies ainsi qu'il en était coutume dans bien des lieux de Versailles.
Toutefois, j'ai été frappée par l'étroitesse du lieu qui ne peut guère recevoir que deux ou trois personnes au maximum....
Bref, vous l'avez bien compris, la question que chacun se pose en visitant cette grotte et en constatant les astucieux aménagements permettant d'échapper aux visteurs indiscrets est toujours la même...
"La Reine était-elle parfois en galante compagnie lorsqu'elle allait se "reposer" dans sa grotte?"
Et lorsqu'on parle de galante compagnie concernant Marie-Antoinette, il est certain que c'est le nom d'Axel de Fersen qui vient le plus spontanément à l'esprit. On ne saura jamais si la liaison entre la Reine et ce bel officier suédois fut consommée ou resta platonique, les lettres échangées entre les deux amis ou amants ayant été fort à propos détruites...Mais dans la mesure où elles ont été détruites, cela signifie peut-être qu'il y avait bien quelque chose à cacher!!!
Fersen était certainement tout ce dont rêvait Marie-Antoinette, du moins en tant que femme!
(source: Wikipédia)Toutefois, elle était une princesse des Habsbourg d'Autriche et son époux LouisXVI un prince des Bourbons de France. Ils n'étaient donc pas deux individus mais les représentants de deux puissances, de deux royaumes et peut-êre les otages de la politique.
Il est bien certain que si la jeune Marie-Antoinette avait pu choisir son époux, ce n'aurait pas été vers Louis-Auguste, futur Louis XVI qu'aurait porté son choix!
(source: Wikipedia)
Mais il fallait faire avec!
Alors, le secret de Marie-Antoinette, n'était-ce pas celui, finalement assez banal d'une femme insatisfaite par son mari et amoureuse d'un autre homme...
A moins que ce ne soit celui d'une femme dépassée pour ne pas dire déprimée par la situation qui lui avait été imposée?
Et dans ce dernier cas, la grotte du Petit Trianon, plutôt que d'abriter les amours coupables d'une femme infidèle servait peut-être surtout à cacher les larmes solitaires d'une femme malheureuse?
Afin de découvrir le Petit Trianon rêvé par la Reine, je me suis plongée dans les incontournables et passionnants ouvrages de Pierre de Nolhac, et en particulier celui-ci:
Publié en 1927, ce livre n'a pas pris une ride...Il est de loin beaucoup plus passionnant et surtout beaucoup mieux écrit que bien des livres actuels traitant du même sujet!
A chiner chez les bouquinistes ou dans les vide-greniers!!!
nous formé de colonnes couvertes d'un toît en retrait des arbres. Assis sur les marches, il y avait un homme avec une lourde cape noire sur les épaules et un
chapeau mou. A ce moment la sensation étrange qui était née dans le jardin atteignit son paroxysme, se transformant en l'impression nette qu'il y avait quelque chose de sinistre et
d'effrayant."
Rien d'étonnant donc à ce qu'il ait été également l'ami de






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