énigmes de l'histoire

Mercredi 23 septembre 2009 3 23 09 2009 20:16

Tout d'abord je voudrais adresser mes remerciements à toutes celles et à tous ceux qui sont restés fidèles à mon blog et m'ont rendu visite tout au long de cette pause.



C'est à nouveau dans les jardins et les mystères du Petit Trianon que je vous entraîne aujourd'hui mais cette fois-ci c'est afin de mieux comprendre ce qu'il faut bien appeler les secrets de Marie-Antoinette
...


Pour ce faire, je suis repartie en visite dans les sentiers enchantés du Domaine de la Reine à Versailles...
Il faisait chaud, ce 10 Août 2009, mais, contrairement à mes deux chères anglaises en promenade dans les mêmes lieux le 10 Août 1901, je n'ai point vu de fantômes dans les allées qui étaient d'ailleurs, on peut aisément l'imaginer, fort surpeuplées de touristes venus de tous les continents!

Non, je partais cette fois-ci à la recherche d'une étrange construction, la grotte de Marie-Antoinette.

La Reine, en effet, vers 1780 demanda à Pierre-Richard Mique, son architecte en ce qui concernait la réalisation du jardin anglais du Petit Trianon, de concevoir une grotte...
Quel bizarre idée pour une Reine que de se faire construite une grotte artificielle, pourrait-on penser!
Il n'en est rien! En effet, la grotte correspondait à une mode de l'époque...Ainsi Mesdames, filles de Louis XV s'étaient fait construire une grotte dans leur château de Bellevue de même que Madame de Balbi dans son jardin de Versailles. Disons-le, à l'époque, c'était plutôt "tendance"
.
Cette grotte fut effectivement réalisée sous une butte artificielle voisine du lac lui aussi artificiel...Et c'est avec étonnement que j'en ai découvert l'entrée...jugez plutôt sur ces photos prises lors de ma dernière visite. Nous ne sommes qu'à peine 100m du Petit Trianon!




La grotte est ainsi décrite par Pierre de Nolhac, le grand conservateur qui sut redonner vie au domaine de Versailles au début du XXè siècle:

"Des roches couvertes de mousse en révèlent les approches; mais on a quelque peine à en découvrir l'accès. On y retrouve cependant les arrangements essentiels qu'indiquent à notre curiosité les recueils de dessins sur Trianon commandés par Marie-Antoinette: l'entrée basse auprès de laquelle tombe une petite cascade, l'emplacement du banc de mousse où l'on ne risque point d'être surpris, car une baie pratiquée dans le rocher laisse voir les arrivants, enfin l'étroit escalier d'une dizaine de marches donnant accès au-dessus de la butte et permettant de se dérober par la fuite aux indiscrets.
Voilà des détails ingénieux, usités en bien d'autres grottes et qui montrent qu'un architecte peut penser à tout; mais ils ne sont pas sans donner matière aux médisances
"!!!


Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites...
Marie-Antoinette avait-elle des secrets et cette grotte n'était-elle pas pour elle un moyen de les cacher?
Voilà une question qu'on ne peut manquer de se poser en y pénétrant...
J'ai été moi-même saisie par la mélange de froid, d'humidité et de tristesse qui se dégageait de l'endroit...Un cachot de prison ne devait pas être pire au XVIIIè siècle!!!


Quel étrange refuge pour une Reine!

Lorsque Marie-Antoinette allait s'y reposer, un certain aménagement avait été réalisé. Ainsi une banquette ou plutôt un sofa avait été recouvert d'un velours imitant la mousse. Des tentures avaient certainement été dressées le long de ces murs suintant l'humidité ainsi que des flambeaux placés, car j'ai pu constater que la pénombre y est plutôt inquiétante. De plus des collations devaient y être servies ainsi qu'il en était coutume dans bien des lieux de Versailles.
Toutefois, j'ai été frappée par l'étroitesse du lieu qui ne peut guère recevoir que deux ou trois personnes au maximum....

Bref, vous l'avez bien compris, la question que chacun se pose en visitant cette grotte et en constatant les astucieux aménagements permettant d'échapper aux visteurs indiscrets est toujours la même...

"La Reine était-elle parfois en galante compagnie lorsqu'elle allait se "reposer" dans sa grotte?
"

Et lorsqu'on parle de galante compagnie concernant Marie-Antoinette, il est certain que c'est le nom d'Axel de Fersen qui vient le plus spontanément à l'esprit. On ne saura jamais si la liaison entre la Reine et ce bel officier suédois fut consommée ou resta platonique, les lettres échangées entre les deux amis ou amants ayant été fort à propos détruites...Mais dans la mesure où elles ont été détruites, cela signifie peut-être qu'il y avait bien quelque chose à cacher!!!

Fersen était certainement tout ce dont rêvait Marie-Antoinette, du moins en tant que femme!

                                                                                                   (source: Wikipédia)

Toutefois, elle était une princesse des Habsbourg d'Autriche et son époux LouisXVI un prince des Bourbons de France. Ils n'étaient donc pas deux individus mais les représentants de deux puissances, de deux royaumes et peut-êre les otages de la politique.
Il est bien certain que si la jeune Marie-Antoinette avait pu choisir son époux, ce n'aurait pas été vers Louis-Auguste, futur Louis XVI qu'aurait porté son choix!


                                                               (source: Wikipedia)

Mais il fallait faire avec!
Alors, le secret de Marie-Antoinette, n'était-ce pas celui, finalement assez banal d'une femme insatisfaite par son mari et amoureuse d'un autre homme...
A moins que ce ne soit celui d'une femme dépassée pour ne pas dire déprimée par la situation qui lui avait été imposée?

Et dans ce dernier cas, la grotte du Petit Trianon, plutôt que d'abriter les amours coupables d'une femme infidèle servait peut-être surtout à cacher les larmes solitaires d'une femme malheureuse?



Afin de découvrir le Petit Trianon rêvé par la Reine, je me suis plongée dans les incontournables et passionnants ouvrages de Pierre de Nolhac, et en particulier celui-ci:



Publié en 1927, ce livre n'a pas pris une ride...Il est de loin beaucoup plus passionnant et surtout beaucoup mieux écrit que bien des livres actuels traitant du même sujet!
A chiner chez les bouquinistes ou dans les vide-greniers!!!



Par elen
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 04 2009 18:02

"Nous savons aujourd'hui que l'étau peu à peu se desserre autour de la légende de la bergère, fille de simples paysans lorrains, qui fait couronner le roi Charles VII à Reims et qui boute l'anglais hors de France!
Cette charmante légende fut progressivement mise en place au cours des siècles dans le but de magnifier une héroïne franco-française face aux invasions et aux guerres qui ensanglantèrent notre pays.
.."


Retrouvez la suite de mon article dans le Mercure de Gaillon n°6 qui vient de sortir!

Saviez-vous que, lorsque Jeanne d'Arc rencontra Charles VII à Chinon, elle fut logée dans la Tour du Couldray, celle-là même où Jacques de Molay et ses compagnons Templiers avaient été emprisonnés et là où ils avaient fait d'étranges grafittis que personne jusqu'à présent n'a réussi à déchiffrer?

Saviez-vous que Jeanne d'Arc fit un séjour à Bourges bien peu mentionné et on se demande pour quelle raison?

Bien d'autres mystères vous seront présentés dans cet article où vous découvrirez que, trop souvent, l'histoire officielle n'est qu'un mensonge façonné par des élites et destiné à manipuler les peuples!!!



               Pour acheter Le Mercure de Gaillon n°6:

           -Site de la FNAC

           -Site du Mercure de Gaillon


           -Librairies spécialisées ésotérisme


                         
                            Bonne lecture!




Par elen
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 03 2009 16:42

Et oui, me voilà qui revient à nouveau sur les mystères et les fantômes réels ou prétendus qui sont passés par le domaine du Petit Trianon en cette belle journée du 10 Août 1901 que j'ai bien du mal à quitter!!!


Nous y avons croisés d'étranges personnages qui ont pu exister à moins qu'ils n'aient été que de simples hallucinations...
Cependant dans les lieux eux-mêmes, les bâtiments, les détails de la topographie et de l'environnement, n'y a-t-il pas, là aussi, des réponses à trouver?
Car enfin, les témoignages d'Annie Moberly et d'Eleanor Jourdain nous racontent un parc du Petit Trianon qui ne correspond absolument pas à ce qu'il était en 1901!


Revenons donc à ce que nous dit Annie Moberly. Après l'épisode des jardiniers ou des fonctionnaires dont nous avons parlé dans les articles précédents, leur étrange aventure continue:
"Devant nous il y avait un bois, dans lequel, ombragé par les arbres on voyait un petit kiosque de jardin, rond et semblable à un kiosque à musique et près duquel un homme était assis. Il n'y avait pas de gazon mais le sol était recouvert d'herbe folle et de feuilles mortes comme dans un bois. L'endroit était si touffu que l'on ne pouvait voir au-delà.
Tout semblait insolite donc déplaisant: même les arbres derrière le bâtiment semblaient sans relief et sans vie tel un bois brodé dans une tapisserie..."


Ce dernier détail d'un paysage sans vie tel un bois brodé dans une tapisserie mérite qu'on s'y attarde. En effet, il s'agit peut-être d'une sensation assez compréhensible par temps lourd et orageux dans une fin d'après-midi du mois d'Août s'il n'y a pas un souffle d'air, mais de plus dans cette description le temps semble figé.

L'atmosphère va d'ailleurs devenir très inquiétante pour nos deux anglaises dans cet endroit désert lorsqu'elles vont s'apercevoir qu'il y a un inconnu assis devant l'édifice! Elles ont donc deux raisons d'être inquiètes ce qui ne peut qu'attiser la sensation d'étrangeté qu'elles ont déjà perçue depuis le début de cette promenade!


Sa compagne, Eleanor Jourdain présente une version à peu près semblable:
"Enfin nous arrivâmes à un sentier qui coupait le nôtre et vîmes un bâtiment en face de nous formé de colonnes couvertes d'un toît en retrait des arbres. Assis sur les marches, il y avait un homme avec une lourde cape noire sur les épaules et un chapeau mou. A ce moment la sensation étrange qui était née dans le jardin atteignit son paroxysme, se transformant en l'impression nette qu'il y avait quelque chose de sinistre et d'effrayant."

(Les passages cités sont extraits de: Moberly, Jourdain, les Fantômes de Trianon (préface de Jean Cocteau), éditions du Rocher, 2003.)

Un élément essentiel est commun aux deux récits, il s'agit d'un petit kiosque ou bâtiment dont la description est assez précise. Il est reproduit dans mon premier article selon le dessin effectué de mémoire par Annie Moberly et appelé kiosque chinois.
A quoi pouvait donc correspondre ce petit édifice?

Etait-ce le Temple de l'Amour avec le Cupidon sculpté par Bouchardon?
(Voir la photo sur mon 1er article)

Cette première solution envisagée par nos deux anglaises fut bien vite abandonnée n'étant en aucun cas compatible avec l'emplacement du Temple de l'Amour toujours présent aujourd'hui sur la petit île en perspective de la chambre de la Reine au Petit Trianon!




La mode était à l'époque aux chinoiseries et aux jardins anglo-chinois, mode que Marie-Antoinette avait contribuée à lancer, comme bien d'autres modes d'ailleurs!
La Reine avait fait transformer les jardins botaniques de Louis XV en jardins d'agrément à l'anglaise, ce qui n'était pas du goût de tout le monde!

Comme le disait le Duc de Croÿ en 1780:
"A la place de la grande serre chaude (de Louis XV et qui était la plus savante d'Europe), des montagnes assez hautes, un grand rocher et une rivière. Jamais deux arpents de terre n'ont tant changé de forme ni coûté autant d'argent."


Il faut imaginer dans ces jardins ornés de taillis, de grottes, de petites rivières, de ponts et de détours, ces incroyables bâtiments appelés "fabriques" et qui pouvaient aussi bien imiter une ruine antique qu'un pavillon chinois.
L'imagination était à son paroxysme pour l'invention de ces bâtiments totalement inutiles et fort coûteux. Avaient-ils au moins l'intérêt d'être esthétiques? Rien n'est moins sûr!

Nous avons compris que le Temple de l'Amour ne pouvait correspondre au curieux kiosque vu par nos deux anglaises.
Pouvait-il s'agir du Jeu de Bagues chinois que Marie-Antoinette avait fait édifier entre le Petit Trianon et le lac supérieur par Richard Mique en 1776?


Derrière un palanquin chinois tournait un jeu de bagues qui était une sorte de manège avec huit sièges formés de chimères et d'autruches. Une galerie extérieure couverte avait été rajoutée en 1781 complétée par une galerie intérieure afin que Marie-Antoinette puisse avoir accès à ce jeu sans risquer les intempéries (sic!).
Ce jeu qui avait eu un grand succès sous l'ancien régime fut carrément démonté et vendu sous la révolution.
Ainsi qu'il est facile de le constater sur cette gravure d'époque, la situation de l'édifice, beaucoup trop proche du Petit Trianon ne peut convenir à la vision de nos chères anglaises.

Alors, y-a-t-il une autre solution raisonnablement possible pour justifier leur vision de cet étrange kiosque?
De récentes recherches permettent de répondre par l'affirmative.
En effet un auteur, Jean Senellier dans un livre publié aux Editions Belisane,
Le mystère du Petit Trianon, une vision dans l'espace-temps, nous indique qu'il a découvert qu'une "fabrique" en forme de fausse ruine du Temple de Baalbeck avait bien existé à l'endroit notifié par Annie et Eleanor!
Cette ruine est visible sur un plan de Richard Mique récemment retrouvé, donc que personne ne connaissait en 1901!!!
Elle se trouvait sur un promontoire entre l'orangerie et l'étang, on peut situer sa construction en 1785 et l'environnement de rochers fut complété en 1788.
Dans ce contexte, nous repartons donc vers 1789 pour situer la vision rétrocognitive des deux anglaises!

Voilà, arrivé à ce stade, je fais une petite pause sur ce sujet.
Je vous ai donné les références de livres qui méritent d'être lus afin de se faire opinion si vous vous intéressez à ce qui reste aujourd'hui encore une véritable énigme...
Toutefois, rien ne vaut également de longues promenades dans ce toujours mystérieux domaine de Marie-Antoinette au Petit Trianon. Le temps passe mais l'empreinte de ceux qui ont vécu, aimé ou souffert dans ces lieux reste!


Ce ne sont pas vraiment des fantômes que vous verrez, mais vous pourrez parfois ressentir une présence, un souffle ou la lueur d'une pensée qui vous traverse l'esprit et qui ne vous appartient pas.

Par elen
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 03 2009 16:34

Souvenez-vous,  dans le précédent article----->Les Fantômes du Petit Trianon
je vous avais présenté la première hypothèse
possible concernant les deux hommes rencontrés le 10 Août 1901 par nos deux anglaises à cet endroit marqué en rose sur le plan. Ils étaient vêtus de longues livrées couleur vert-de-gris et portaient de petits tricornes...

Passons donc à présent à la seconde hypothèse
:

Pour l'aborder, je vous propose de faire appel aux témoignages que nos deux anglaises ont rédigés peu de temps après leur aventure.

Voici d'abord ce que dit Eleanor Jourdain:

"Voyant deux hommes un peu plus loin, nous sommes allées à eux et avons demandé le chemin. Ils semblaient être des jardiniers (car l'un avait une bêche), vêtus de vestes vert-de-gris et de petits tricornes. Ils nous dirent de continuer tout droit..."

Ce qu'Annie Moberly confirme à peu de choses près:
"Nous vîmes deux hommes un peu plus loin devant nous dans le sentier du milieu, nous avons suivi ce chemin et demandé notre chemin. Plus tard nous avons pensé qu'il s'agissait de jardiniers car nous nous rappelions qu'il y avait une sorte de brouette à côté d'eux, et quelque chose qui ressemblait à une bêche pointue; mais c'était en réalité des fonctionnaires très dignes vêtus de longues vestes vert-de-gris et portant de petits tricornes. Un homme semblait plus âgé que l'autre. Ils nous ont dit de continuer tout droit."


Toutefois, fonctionnaires ou jardiniers, la nuance a quand même son importance! Admettons donc maintenant qu'il s'agisse bien de jardiniers. Par chance, nous avons une description très exacte de leur livrée, ce qui a permis à certains chercheurs de situer très précisément l'époque à laquelle les jardiniers portaient un costume semblable.
Les travaux de Guy W. Lambert dans la revue de la Society for Psychical Research ont en particulier fait progresser la recherche sur le sujet.
Ils sont cités dans le livre : Les Fantômes du Trianon (préfacé par Jean Cocteau)

Sous Louis XV les jardiniers du Petit Trianon portaient une livrée verte ou verdâtre, en tout point semblable à la description. Rien n'y manque, pas même les petits tricornes!



Voici donc nos jardiniers fantômes revenus obligatoirement au plus tard de l'an 1774.
En effet, il faut préciser qu'après la mort de Louis XV, durant l'année 1774, leur livrée va être changée et remplacée par celle de Louis XVI, rouge à motifs bleus...Alors qui pouvaient-ils être?

Peut-être tout simplement le jardinier en chef du Domaine de Trianon, Claude RICHARD, accompagné de son fils Antoine!

Claude Richard (1705-1784) avait été appelé par Louis XV afin de créer les jardins du Petit Trianon. Ce grand spécialiste de la culture des plantes en serre avait  en particulier réussi le tour de force d'acclimater le café à Versailles!
Oui, oui, vous qui êtes comme moi des accros du petit café noir le matin...
Imaginez le rêve que c'était pour Louis XV et sa Pompadour lorsqu'ils prenaient le café venu du jardin et produit sur place grâce aux bons soins de Claude Richard!!!


Le 10 Mai 1774, Louis XV meurt à Versailles des suites de la petite vérole.
Les Richard père et fils ne pouvaient qu'être profondément affligés de ce deuil.
Passionné par les jardins botaniques, Louis XV avait appelé Claude Richard en 1750 afin de lui confier la création du premier jardin botanique de Versailles!
Une merveille où celui-ci fit pousser non seulement le café mais les figues et toute sortes de plantes exotiques!

A l'avènement de Louis XVI et surtout de Marie-Antoinette, la mode change!
La nouvelle Reine impose sa vision "rococo" de la nature et des jardins.
Désormais il faut à la Reine non plus des jardins botaniques avec leurs précieuses recherches scientifiques sur l'acclimatation des plantes exotiques mais des jardins anglais au demeurant fort jolis mais totalement inutiles et uniquement dévoués aux caprices de Marie-Antoinette!


Ce seront alos des cours d'eau sinueux, des chemins vallonnés et des perspectives sur des fabriques inspirées de monuments antiques, sans oublier de fausses grottes où la Reine Marie-Antoinette aimait à rechercher le calme...J'ajouterai plutôt que de s'intéresser à sa fonction et d'éprouver un peu de compassion envers les malheurs du peuple! (mais cette opinion n'engage que moi!)

Aussi revenons à nos fantômes!
Les deux jardiniers seraient alors Claude et Antoine Richard respectivement âgés de 69 et 40 ans en 1774, donc un plus jeune et un plus vieux ainsi qu'il est indiqué dans le témoignage d'Annie Moberly!
Les Richard, Claude et Antoine occupèrent le rang de jardiniers royaux de 1750 à 1795. Ces jardins de Versailles et du Petit Trianon étaient donc bien leur domaine!




La seconde hypothèse
est donc la suivante:
L'influence des Richard père et fils était tellement importante qu'ils ont imprégnés de manière paranormale l'endroit. Par transmission de pensée, Annie et Eleanor auraient pu visualiser un message télépathique transmis à travers le temps par les deux jardiniers.

Claude et Antoine Richard seraient donc des "agents chargés d'énergie télépathique". Bien que décédés, leur influence avait été tellement positive sur le Domaine du Trianon que, sous certaines conditions atmosphériques, elle serait capable de créér des phénomènes hallucinatoires.
Dans notre cas, nous nous souvenons que le 10 Août 1901 était une journée très lourde et orageuse. Annie et Eleanor étaient deux anglaises très sensitives en ce qui concerne les phénomènes paranormaux, Annie en particulier.
Ce ne serait donc pas des fantômes qu'elles auraient vus mais des hallucinations créées par leur propre esprit mais qui seraient le fruit d'un phénomène télépathique engendré par Claude et Antoine Richard en 1774.

Tout ceci n'a rien d'impossible. Soyons ouverts à toutes les possibilités qu'offre le cerveau humain et qui sont loin d'avoir été explorées à fond. D'ailleurs souvenons-nous que notre cerveau ne fonctionne en moyenne qu'à 10% de ses possibilités!!!

Font-ils après la mort de Louis XV, survenue le 10 Mai 1774, une  promenade dans les allées du Petit Trianon portant peut-être une dernière fois cette livrée vert-de-gris qui lui rappelait leur ancien maître?
Est-ce donc leur image qu'auraient captée Annie et Eleanor 127 ans plus tard?
Phénomène de téléphatie rétocognitive, pourquoi pas?



Vous qui passez sur ce blog, je lance un appel!
Je continue de faire des recherches sur l'expérience d'Annie Moberly et d'Eleanor Jourdain, dite des "Fantômes du Petit Trianon".
Tous vos témoignages ou documents sont donc les bienvenus.
Vous pouvez poster un commentaire ou me joindre sur mon mail:
leblogdelen@yahoo.fr

Vous qui êtes mes fidèles lectrices et lecteurs...
L'aventure des Fantômes du Petit Trianon continue, donc à bientôt pour un prochain article sur le sujet!
Par elen
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Mardi 3 mars 2009 2 03 03 2009 12:20

Fantômes...Vous avez dit fantômes!

Mais s'agit-il bien de fantômes ou d' apparitions venues d'un autre temps que nos chères anglaises, Annie Moberly et Eleanor Jourdain ont vus durant cette trop chaude et tr
op orageuse journée du 10 Août 1901?
Dans mes 3 articles précédents "Versailles et ses mystères" j'ai tenté de résumer la situation sans réellement privilégier l'une ou l'autre explication.
Mais maintenant, me voilà bien décidée à faire la chasse aux fantômes!


Souvenons-nous qu'au début de cette promenade elles se dirigent sur un sentier destiné à contourner le Petit Trianon par la gauche. Elles rencontrent deux hommes qu'elles prennent pour des jardiniers ou des fonctionnaires et qui portent une sorte de livrée composée de longues vestes couleur vert-de-gris et de petits tricornes.


Selon les indications de nos deux protagonistes, sur un plan datant de 1900, voici l'endroit que j'ai situé avec un point rose où elles pensent avoir rencontré ceux qu'elles appellent soit des jardiniers soit des fonctionnaires à l'air grave!
Admettons donc que cette vision corresponde effectivement à deux personnages ayant existés dans le passé.
D'après mes recherches, deux hypothèses sont possibles et je vais m'en expliquer...

Une première hypothèse avait été brièvement présentée dans mon précédent article et je vais donner à ce sujet beaucoup plus d'informations.
Les deux personnages portaient des livrées qui correspondaient à celle des Suisses, piqueurs ou garçons jardiniers du Comte d'Artois, frère de Louis XVI.
Il s'agissait de la "petite livrée" qui  correspondait effectivement à cette description.
Mais pouvons-nous expliquer la présence de ces deux hommes à l'allure triste en ce lieu et surtout en ce jour précisément?
Malheureusement oui.

Rappelons que Charles-Philippe, Comte d'Artois (1757-1836) était le plus jeune frère de Louis XVI. Il est le petit-fils de Louis XV à qui il ressemble physiquement et même moralement. Ce sera lui qui en deviendra le Roi Charles X en 1824.


Mais, en 1772, alors qu'il n'est âgé que de 15 ans, il est nommé Colonel général des Suisses. Titre purement honorifique qu'il ne l'empêchera pas de s'adonner à ses distractions préférées, la chasse et tous les plaisirs de la vie!
Il sera le compagnon de fêtes de Marie-Antoinette et peut-être également son pire ennemi dans la mesure où il fut un mauvais conseiller, critiquant de manière systématique les indispensables réformes qui auraient pu sauver la famille royale!

Toutefois, durant cette même période, voici celui qui commandait réellement les Suisses:


Il s'agit du Baron Charles-Léodegar BACHMANN (1732-1792) que nous voyons représenté avec en toile de fond ses chères montagnes suisses enneigées!
Il fut major des Gardes suisses jusqu'en 1792. Combattant courageusement afin de défendre la famille royale des émeutiers durant la fatale journée du 10 Août 1792 il fut comme tant d'autres guillotiné le 2 Septembre 1792 pour avoir voulu rester fidèle à un roi qui ne s'était guère montré loyal envers les compagnies de gardes suisses!!!

Vous commencez à comprendre...Le 10 Août ne fut pas une journée comme les autres pour nos malheureux gardes suisses!
Mais avant d'aller plus avant dans ma démonstration, je voudrais apporter quelques précisions sur ce qu'étaient réellement les Suisses (ou gardes suisses).

Les Suisses étaient un corps d'élite qui était chargé de la garde rapprochée du Roi et de la famille royale en France. Ils furent créés en 1616 par Louis XIII et étaient composés de 12 Compagnies. Chaque compagnie recrutait ses gardes dans un canton suisse différent et la Compagnie générale regroupait des hommes issus des 13 cantons suisses.
Les Suisses étaient des mercenaires et ils étaient très bien payés, mieux que les gardes nationaux d'origine française. Ils avaient surtout le droit de pratiquer leur religion, quelle qu'elle fut. Dans ces périodes d'intolérance religieuse avec en particulier la révocation de l'Edit de Nantes, inutile de dire que ce détail avait son importance.
En 1754, c'est Louis XV qui décide de créer 3 véritables casernes afin de les loger et de mieux organiser leur cantonnement. Ce furent les villes de Courbevoie, Rueil (sur la photo) et Saint-Denis qui furent choisies pour leur proximité avec les résidences royales.


Il nous reste maintenant à comprendre quel peut être le lien entre les supposés fantômes du Petit Trianon et les Suisses. Précisons que l'uniforme normal des Suisses était celui que l'on voit porté par le Baron Bachmann, il était donc rouge, rehaussé de bleu.
L'uniforme porté par les jardiniers correspond en revanche à leur petite livrée, tenue plus discrète utilisée pour le quotidien et pour certains travaux...Un peu comme un lieutenant d'aviation revêtu d'une salopette!
Alors, pourquoi ces Suisses auraient-ils traversé le temps non point revêtu de leur habit de combat mais plutôt d'une tenue de travail?

Faisons donc un petit retour en arrière. Nous sommes le 10 Août 1792. Le Colonel général des Suisses, le Comte d'Artois (futur Charles X)  a fui la France depuis bien longtemps déjà puisqu'il est parti le 16 Juillet 1789!!!
La famille royale est isolée aux Tuileries, loin de leur cher Versailles mais les Suisses continuent d'assurer leur protection, répondant ainsi à la mission qui continue de leur être confiée.
Or, le 10 Août 1792 une foule d'émeutiers à la solde des comités révolutionnaires marche sur les Tuileries où réside désormais la famille royale.
Les Suisses sont toujours là, prêts à défendre le Roi et le palais des Tuileries et c'est ce qu'ils font! Ils sont un millier à se battre avec un courage exemplaire face à 17000 émeutiers. Résistant à un premier assaut des émeutiers, ils sont prêts à continuer le combat. Malheureusement, comme à son habitude, Louis XVI a l'art de prendre la mauvaise décision au mauvais moment (enfin, c'est mon opinion!).


Il leur ordonne donc de cesser le feu et de regagner leurs casernes!!!
Une foule en folie et prête à tout les massacrent avec tous les raffinement de cruauté possibles sur le chemin qui devait leur permettre de rentrer à leurs casernes!

Voilà donc Louis XVI qui part se réfugier à l'Assemblée avec une famille évidemment terrorisée et sous la protection de quelques officiers. Bien peu en réchapperont ! Ces officiers qui avaient accompagné le roi furent ensuite emprisonnés et également massacrés. Le Baron de Bachmann eut finalement peut-être une fin plus digne en mourrant sur l'échafaud!

Ma théorie est donc la suivante. Le 10 Août 1901, deux gardes suisses, rescapés ou victimes  de la sanglante journée du 10 Août 1792 reviennent par reminiscence sur les lieux où ils vivaient autrefois. Leurs visages sont empreints d'une immense tristesse à tous ces souvenirs. Lorsque les deux anglaises leur adressent la parole afin de demander leur chemin, ils lui répondent de manière laconique car leur esprit est ailleurs...
Mais, bien sûr, tout ceci n'est que supposition!

Je voudrais terminer cet article et vous présenter le prochain en précisant que je continue de faire des recherches sur ce sujet qui, selon moi, est loin d'avoir été traité manière exhaustive.
Je vous ai présenté ici le fruit de recherches et de déductions toutes personnelles...
En particulier cette hypothèse qui fait le lien entre les deux jardiniers fantômes du Petit Trianon et le massacre des Suisses du 10 Août 1792.

Aussi tous vos témoignages, impressions personnelles ou documents seront les bienvenus...Donc merci pour vos commentaires!
Vous pouvez également me contacter par mail: leblogdelen@yahoo.fr

Voici ce qu'il en est de la première hypothèse. En ce qui concerne la deuxième hypothèse concernant les deux jardiniers, je la présenterai dans mon prochain article.
Donc, à bientôt!

Sources:
-Pfyffer d'Altishofen, Récit de la conduite des gardes suisses à la journée du 10 Août 1792
-
Moberly, Jourdain, Les fantômes de Trianon (préface de Jean Cocteau)
( livre présenté dans mon premier article)

Par elen
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Dimanche 8 février 2009 7 08 02 2009 17:35


En reprenant mon récit, je voudrais tout d'abord lever un doute concernant la santé psychologique de nos deux anglaises!
Leur équilibre mental et leur sincérité ne peuvent être remises en question.
Annie MOBERLY était née en Septembre 1846. Ce 10 Août 1901 elle avait 54 ans, c'était donc tout sauf une gamine ou une irresponsable. Directrice d'une école réputée, elle aurait certainement pu se passer de la publicité qui fut faite autour de cette aventure et qui la fit parfois prendre pour une folle.
Eleanor JOURDAIN avait quant à elle 38 ans et ses fonctions d'enseignante et d'adjointe à la direction d'une école ne la prédisposaient pas non plus à faire la fofolle!

Bref, ces deux dames étaient respectables, équilibrées et n'avaient aucun intérêt à se lancer en public dans des élucubrations sans fondement.
Je le répète, elles ont obligatoirement vu tout ce qu'elles ont décrit mais rien ne prouve que ce qu'elles ont vu ait réellement existé.
En revanche, il faut toutefois bien insister sur les conditions météo de cette journée du 10 Août 1901 avec une chaleur lourde et orageuse.
Dernier détail qui a son importance, il s'agissait d'un Samedi, jour où peuvent avoir logiquement lieu des fêtes ou des représentations théâtrales, par exemple...



                                                                                                                                                                     (Eleanor JOURDAIN)

L'impression de malaise permanent qu'elle ressentirent durant toute la durée de leur aventure, soit à peu près durant une bonne demie-heure était un mélange de tristesse et d'angoisse. Leur vision fut celle d'une suite de scènes vues dans une atmosphère figée et surtout au milieu d'un paysage qui leur sembla être différent de celui dans lequel elles évoluaient depuis leur arrivée à Versailles.
En fait, c'est cette sensation permanente et commune aux deux amies qui a renforcé en elles le sentiment de vivre quelque chose de très très bizarre!


Elles furent brusquement arrachées à ses sensations lorsqu'elles pénétrèrent dans le Petit Trianon et qu'elles rencontrèrent une noce dont on est certain qu'elle était bien réelle et qu'elle avait bien lieu le 10 Août 1901!

Les portes du Temps , ces fameuses portes qui sont paraît-il disséminées dans quelques lieux bien précis et très secrets de notre planète se sont-elles ouvertes durant une bonne demie-heure dans les allées du parc du Petit Trianon?
Je me garderai bien de répondre à cette question!

En revanche, afin dêtre tout à fait honnête et de ne pas privilégier systématiquement une théorie, aussi séduisante soit-elle,  j'ai tenté de me faire l'avocat du diable et de chercher des solutions uniquement matérielles et rationnelles....
Il me fallait dans ce cas retrouver la présence effective d'un certain nombre de personnages en chair et en os durant cette journée!
Voici le résultat...

Connaissez-vous le Comte Robert de MONTESQUIOU-FEZENSAC (1855-1921)?
Celui-ci en 1901 était propriétaire d'une maison adjacente au domaine de Versailles...et ce n'était pas n'importe qui!
Il faisait partie du "Tout-Paris" mondain de l'époque, et était en particulier un grand ami de Marcel PROUST.

Rien d'étonnant donc à ce qu'il ait été également l'ami de Pierre de NOLHAC, le conservateur du domaine de Versailles, et que celui-ci lui ai prêté une clé lui permettant de pénétrer dans le domaine quand bon lui semblait!

Robert de MONTESQIOU et tous ses amis qui étaient fort nombreux firent de l'endroit un lieu de petites réunions et même de fêtes...où ils avaient un peu l'impression d'être chez eux!

Je décidais donc de mieux me renseigner au sujet d'éventuelles fêtes qui auraient pu être organisées par cette joyeuse société, en espérant bien sûr y trouver une fête costumée.

Robert de Montesqiou (source wikipedia)

Mes recherches furent couronnées de succès!
En effet, je découvrais que le Samedi 29 Juin 1901, toute cette joyeuse compagnie avait organisé une fête costumée au Hameau de la Reine, soit à peu de distance du Petit Trianon.
Il s'gisait d'une fête de charité qui avait été réalisée au profit des " Nourrices de Versailles"...cela ne s'invente pas!!!
Que savons-nous de cette fête? Il y avait une Marie-Antoinette habillée en bergère et c'était certainement la Comtesse de Greffulhe qui tenait ce rôle. D'autre part les laquais y portaient de longues livrées semblables à celle des jardiniers rencontrés par Annie et Eleanor.


Reste que je n'ai pu jusqu'à présent obtenir de photos de ce petit évènement qui fit la une d'une gazette locale...Je lance donc un appel!!!

Oui, mais vous me direz qu'entre le 29 Juin et le 10 Août ce sont quand même six semaines se sont écoulées. Et on est absolument certain qu'il n'y a aucune mention d'une fête pour cette journée du 10 Août.
Toutefois, je continue de penser qu'il peut y avoir un lien entre les 2 évènements.
Peux-t-on imaginer certains participants ressortant leur costume afin de se faire un petit dîner pour la soirée du 10 Août qui était, je le répète également un Samedi?

Je considère que cette hypothèse mérite d'être tout autant prise au sérieux que la rétrocognition, le voyage dans le temps ou une hallucination due à la chaleur, quelque soient mes propres conclusions!!!

Cette histoire est, selon moi, loin d'être terminée. Il reste encore bien des recherches à entreprendre et certainement bien des découvertes à faire!

                                                    ( Une fête donnée au Petit Trianon par Marie-Antoinette)

Le Domaine de Versailles est un lieu enchanté, dans tous les sens termes, c'est un lieu plein de charme où il semble en permanence que des esprits mystérieux et peut-être un peu facétieux réussissent à nous entraîner loin des sentiers battus, la où le rêve et la réalité font parfois si bon ménage!




Par elen
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Mercredi 4 février 2009 3 04 02 2009 15:35

Nous avons laissé Annie MOBERLY et Eleanor JOURDAIN au milieu des mystères de cette étrange après-midi du 10 Août 1901...
Ont-elles rêvé? Ont-elles vue des fantômes? Ou se sont-elles laissées berner par une mauvaise farce?

Ci-dessous: Un portrait d'Annie MOBERLY

Reprenons l'hypothèse d'un phénomène de rétrocognition et admettons qu'elles ont bien vu une scène avec des personnages et des lieux qui existaient vers 1774 ou 1789 mais qui n'existaient plus en 1901...essayons alors d'analyser leurs rencontres et les lieux qu'elles ont traversés afin de voir si tout cela offre un semblant de crédibilité...

Ainsi souvenons de ces deux jardiniers en tricorne avec une livrée couleur vert-de-gris.
Demandant leur route, elles avaient reçu de leur part une réponse triste et laconique.
Qui pouvaient-ils bien être? Par bonheur, Annie et Eleanor purent parfaitement décrire leur tenue et firent ensuite des recherches à ce sujet.
La livrée du Comte d'Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X qui était à l'époque colonel
général des gardes suisses était verte. Les gardes du corps et les Suisses qui étaient à son service avaient des uniformes verts qui offraient des similitudes avec ceux que portaient nos deux personnages. Pour résumer ces deux hommes auraient parfaitement pu être des Suisses, des piqueurs ou des garçons jardiniers habillés en "petite livrée".

Passons ensuite au fort antipathique personnage assis au bord du petit temple qui avait été pris pour le temple de l'Amour et faisons une petite pose...
Le véritable Temple de l'Amour dont nous voyons la photo est ce que l'on appelait une fabrique, c-a-d une petite construction à usage strictement décoratif élevée dans un jardin.

 La reine Marie-Antoinette s'était entichée de ces fabriques et en faisant construire dans de nombreux endroits des jardins du Petit Trianon et du Hameau. C'était Richard MIQUE(1728-1794) qu'elle avait chargé de les créer. Celui-ci devint à partir de 1782 premier architecte du roi et directeur de l'académie d'architecture. Marie-Antoinette adorait son style et les fabriques se mirent à fleurir dans les jardins du Petit Trianon!



Si l'on se place dans l'hypothèse de la rétrocognition, i
l n'y a donc rien d'étonnant à ce que Annie et Eleanor aient vu une fabrique, et que cette fabrique ait disparu en 1901, ce qui fut le cas d'un grand nombre de ces petites constructions!

Nous allons maintenant étudier une des hypothèses les plus fréquemment proposée pour la personnalité du personnage antipathique au visage marqué par la petite vérole!
Il y avait dans l'entourage proche de Marie-Antoinette un homme qui lui ressemble trait pour trait, il s'agit de Joseph-François de Paule, comte de VAUDREUIL (1740-1817).

Celui-ci faisait partie du petit clan autorisé à suivre Marie-Antoinette au Petit Trianon, non pas parce qu'il était sympathique à la Reine mais tout simplement parcequ'il était l'amant de Yolande de POLIGNAC, la favorite de la souveraine!

Il avait le titre de Grand Fauconnier de France à une époque où on ne chassait pratiquemment plus au faucon et son passe-temps préféré était le théâtre.
Ce fut lui qui organisa dans son hôtel particulier de Gennevilliers la première représentation du Mariage de Figaro de Beaumarchais le 26 Septembre 1783, en présence du Comte d'Artois et d'une grande partie de la Cour à une époque où la pièce était officiellement interdite par le Roi!!!

C'est à juste titre que Marie-Antoinette ne l'aimait pas...

Bassement courtisan mais point téméraire, le Comte de Vaudreuil s'empressa de prendre la fuite dès le 16 Juillet 1789 avec le Comte d'Artois et une grande partie de l'entourage de Louis XVI et Marie-Antoinette. Tous ces nobles avaient, par leurs écrits et leur attitude très critique envers la souveraine largement contribué à faire éclater la révolution. Ils avaient bien compris de quoi allait être fait l'avenir et s'étaient donc dépêchés de prendre la fuite tant qu'il en était encore temps... Il n'y aurait donc rien d'étonnant à ce que son fantôme à l'air inquiétant vienne hanter le domaine de la Reine!

Passons maintenant au personnage sympathique avec sa cape et son sombrero...Là une surprise nous attend! Souvenons-nous que le Comte de Vaudreuil était un grand amateur de théâtre. Il avait lui-même joué le rôle du Comte Almaviva dans le Mariage de Figaro et pour ce rôle, il portait une large cape noire ainsi qu'un sombrero!
Ajoutons que nos deux anglaises avaient remarqué que la peau de son visge avait une coleur cuivrée, rouge pas très naturelle...Bref, le ton d'un maquillage de théâtre!!!
Sommes-nous donc dans un voyage dans le temps ou dans les coulisses d'une représentation théâtrale?

Nous en arrivons à un stade où le rêve et la réalité se mêlent de manière très étroite mais où il faut bien essayer de trouver un fil conducteur...Or, ici le fil rouge, c'est bien évidemment le personnage de Marie-Antoinette dont voici une miniature qui la représente avec deux de ses enfants!
Marie-Antoinette semble bien être au centre de cette aventure. Est-ce-donc elle qui est apparue, d'abord vue de dos puis ensuite de face avec un visage triste et inquiétant sur la pelouse proche du Petit Trianon? La mystérieuse inconnue portait effectivement une de ces robes légères que Marie-Antoinette affectionnait à la fin de son règne et qui convenait si bien à ses visite à la ferme du Hameau. Annie et Eleanor donnent en plus la précision d'un fichu de mousseline vert pâle que l'on peut effectivement découvrir sur l'un des tableaux représentant la Reine...

Alors, plongeons dans le paranormal et admettons qu'elles ont vues Marie-Antoinette.
Souvenons que l'aventure des deux anglaises a eu lieu le 10 Août 1901...or, le 10 Août n'est pas n'importe quelle date.
C'est en effet le 10 Août 1792 que les Tuileries furent mises à sac par la populace déchaînée contre Louis XVI et Marie-Antoinette. Ils durent quitter précipitemment ce qui était devenu leur résidence et se réfugier à l'Assemblée nationale.
Ce furent de longues heures de profonde angoisse pour la Reine et surtout pour ses enfants qui eux, après tout, contrairement à leurs parents, n'étaient en rien responsables de ce qui leur arrivait!

Certins ont donc parlé d'une sorte de transmission de pensée à travers le temps.
Les tristes pensées de Marie-Antoinette durant cette affreuse journée du 10 Août 1792 auraient traversé les âges pour se réincarner dans le cerveau de ces deux anglaises qui se promenaient dans  le domaine tellement chéri par la Reine...
Et cela 109 ans plus tard!!
Cette extraordinaire théorie n'explique pas comme les pensées auraient pu se matérialiser sous forme de visions!

Nous en sommes arrivés à un stade de la présentation de l'énigme où il faut faire une petite pause. Doit-on glisser du côté du paranormal et rejoindre le camp des amateurs de fantômes ou ne faudrait-il pas plutôt chercher des explications matérielles à toute cette histoire.
Ce sera l'objet de mon prochain article!

Donc, affaire à suivre...






Par elen
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Mardi 3 février 2009 2 03 02 2009 14:25

C'est par la chaude journée du 10 Août 1901 que je voudrais vous entraîner aujourd'hui dans ce qu'il est convenu d'appeler: " Le m
ystère des deux anglaises et les fantômes du Petit Trianon"...

L'histoire est bien connue, toutefois le déroulement en est complexe (contrairement à ce qui est présenté parfois de manière un peu simpliste!), c'est pourquoi je conseille vivement la lecture de ce livre:

Les Fantômes de Trianon est un livre passionnant qui restitue dans leur intégralité les deux récits faits par Annie MOBERLY et Eleanor JOURDAIN, nos deux anglaises supposées avoir vu des fantômes, juste après leur aventure en 1901 puis quelques années plus tard vers 1911 avec un certain nombre de corrections ou de détails supplémentaires.
C'est donc en tout 4 récits qui permettent de se faire une idée plus précise de ce que certains ont pu appeler un voyage dans le temps. Les références documentaires et bibliographiques sont nombreuses, une centaine de pages d'explications par Robert AMADOU, spécialiste des questions de parapsychologie permet de faire le tri entre le vrai et le faux!
De plus ce livre de 285 pages se lit...comme un roman!
"Leur aventure est sans doute la plus considérable de toutes les époques et et il est dommage que la science répugne à ces phénomènes exceptionnels car sinon elle en éclairerait considérablement sa lanterne."
nous dit Jean COCTEAU dans la préface.




Mais qu'en est-il de cette aventure? Deux respectables anglaises, enseignantes de profession font un séjour à Paris et décident de visiter Versailles le 10 Août 1901. Elles quittent assez rapidement le château afin de découvrir le Petit Trianon et le Hameau de la Reine. Il s'agit d'une petite promenade qui doit se faire en empruntant les chemins du parc sans que cela puisse poser problème.

Il est à peu près 16h, il fait une chaleur lourde et oppressante, les visiteurs sont peu nombreux dans cet endroit du parc beaucoup moins fréquenté qu'aujourd'hui. Rappelons qu'à cette époque, le domaine était presque à l'abandon.
Annie MOBERLY et Eleanor JOURDAIN, vêtues selon la mode du début du siècle devaient avoir très chaud dans leurs robes longues... A l'époque pas question de se balader en tee-shirt, short et sandales ni d'avoir une bouteille d'eau dans son sac à dos!

Contournant rapidement le Grand Trianon qui ne les intéresse pas, c'est par un chemin situé sur leur gauche qu'elles décident de se rendre vers le Petit Trianon et là, tout devient bizarre....


Parvenues dans le chemin qui s'éloigne du Grand Trianon, elles font une première rencontre en la personne d'une femme habillée en costume d'autrefois qui secoue du linge à la fenêtre d'un bâtiment. Une petite fille est également là, elle semble figée comme sur une image.

Elles ont juste alors le sentiment d'un léger décalage, ce "je ne sais quoi" qui fait qu'on se dit qu'il y a quelque chose qui cloche mais sans trop savoir encore de quoi il s'agit.
Or les évènements bizarres ne font que commencer...

 
Elles prennent ensuite le sentier situé en face et tournent à droite. Ce sentier qui monte est bordé de bâtiments déserts et c'est là qu'elles rencontrent deux hommes qui semblent être des jardiniers. Ils sont vêtus de vestes d'une couleur vert-de-gris, portent de petits tricornes et ne semblent pas les avoir aperçues!
Elles continuent ensuite tout droit, traversent un autre sentier puis s'engagent sur une pente afin d'atteindre un ruisseau traversé par un pont

A gauche, au-delà du ruisseau elles découvrent une petite "fabrique" qu'elles prennnent à tort pour le Temple de l’amour et dont voici un dessin qu'elles firent de retour chez elles.

Un homme repoussant est assis sur la balustrade de l'endroit, il a regard sombre et le visage marqué par la petite vérole, il les regarde avec animosité. Elles s'éloignent rapidement et rencontrent alors un autre homme. Celui-ci est grand et beau, yeux noirs, cheveux frisés, il porte un grand chapeau noir ressemblant à un sombrero ainsi qu'une cape noire. Pour elles c'est un soulagement d'autant plus que l'inconnu les guide sur la bonne route...
cependant il disparaît ensuite comme par enchantement!

Elles arrivent enfin au Petit Trianon par l'arrière de la maison. Sur la pelouse une femme, d'abord vue de dos est assise, elle porte une robe dans le style des robes de campagne en mousseline que portait Marie-Antoinette. Lorsqu'elles voient son visage il est triste et même antipathique.
Pour finir elles rencontrent un jeune homme vêtu lui aussi à l'ancienne et  qui leur indique le chemin à prendre pour retrouver l’entrée principale, en faisant le tour par le pavillon du Suisse.


Voilà l'histoire telle qu'elle peut être résumée, sans fioritures ni disgressions paranormales. Ces rencontres effectivement sont quelques peu bizarres mais le sont-elles autant que celà?

Trois manières selon moi d'envisager la situation..

1° Annie et Eleanor étaient très fatiguées, un peu déshydratées, peut-être stressées, elles peuvent avoir eu des hallucinations. Dans ce cas, elles ont bien vu quelque chose mais ce quelque chose n'existait pas et n'a jamais existé sinon dans leur cerveau!

2° Annie et Eleanor ont bien vu quelque chose mais ce quelque chose n'existait plus en 1901. En revanche, il existait bien en 1774 ou en 1789 (puisque ce sont les 2 dates avancées pour situer ces visions!). Dans ce cas, il s'agit d'un phénomène de rétrocognition. Elles ont vu dans le présent quelque chose qui avait réellement existé dans le passé. Elles ont donc vu ce que nous avons coutume d'appeler des fantômes. Comment? Phénomène électrique du à la chaleur excessive, rupture du continum espace-temps, tout est possible!


3° Annie et Eleanor ont bien vu quelque chose et ce quelque chose existait réellement en 1901. Ce sont donc des êtres humains, faits de chair et d'os qu'elles ont croisés. Pour des raisons incompréhensibles ils étaient vêtus à la mode de la fin du 18è siècle et ont eu des comportements étranges. A-t-on voulu faire une mauvaise farce à deux anglaises un peu perdues, après tout cela est également possible!

Bon, après cet exposé des faits, nous ne sommes pas plus avancés!!!
Je vous proposerai donc dans la suite de cet article un certain nombre d'hypothèses. Certaines sont bien connues et ont été largement développées dans les livres et articles écrits sur le sujet.

En revanche, j'ai moi-même fait quelques petites recherches sur le sujet et...trouvé un petit plus, ce qu'on peut appeler un élément nouveau, qui jusqu'à présent, n'a guère été évoqué. Toutes ces hypothèses feront donc l'objet de mon prochain article...et il sera très rapidement publié!

Donc, affaire à suivre....



Par elen
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 12 2008 17:21

Chercher une réalité aux récits de la Bible est relativement aisé car nous connaissons parfaitement l'histoire du Proche et du Moyen-Orient et nous savons également que cette région fut le berceau de nombreuses civilisations.


Or le mythe de la Tour de Babel, s'il veut être vérifié sur le plan historique demande de faire appel à la linguistique, à la génétique et à l'archéologie mais surtout... au bon sens!
En effet, nous trouvons une analogie certaine entre le mot Babel et la ville de Babylone.

Babel et Babylone, capitale de l'ancienne Mésopotamie, est-ce-donc la même chose?


                                                  (Illustration perso)
Dans un précédent article j'avais déjà parlé de ces grandes tours construites à Babylone et en haut duquel les premiers astrologues et astronomes observaient les étoiles...
Mais ces tours ne font-elles pas penser justement à la Tour de Babel?


Ces tours appelées des Zigourats dans l'ancienne Méopotamie étaient effectivement une manière de se rapprocher du ciel, tout comme le furent les Pyramides d'Egypte.
Elles étaient associées à l'observation du ciel mais également à des rites religieux.

Pouvaient-elles être destinées à la communication avec des êtres non-humains venus de l'espace ou avec des anges?
Après tout, c'est une hypothèse possible pour cette extraordinaire Zigourat que devait être la Tour de Babel...


Revenons maintenant à la Bible et aux précisions qu'elle nous donne. Il est en effet indiqué que la tour de Babel fut construite dans la plaine de Chinear. Chercher cette région sur une carte ancienne n'est pas réellement facile, en revanche de récentes découvertes archéologiques faites sur des tablettes en écriture cunéiforme ont permis de découvrir trace de cette plaine et de savoir qu'elle se situait dans la région de Babylone.
Ajoutons qu'on y a découvert qu'un certain Nemrod était roi de Chinéar à peu près 2000 ans avant J.C.



Il ne nous reste plus qu'à préciser par qui et pourquoi cette tour fut construit. Nous savons maintenant que c'est Nemrod, roi légendaire cité dans la Bible qui en a décidé l'édification.
Passé à la postérité pour être un grand chasseur, le roi Nemrod est surtout un homme excessivement orgueilleux et c'est ce qui va le perdre!

Yahweh (ou Dieu) n'accepte pas qu'un être humain tente de rivaliser avec sa puissance et il ne voit pas d'un bon oeil que celui-ci tente dangereusement de se rapprocher du ciel.

Yahweh le punira en détruisant l'orgueilleuse tour qui se dresse dans le ciel mais punira également toute la race humaine en semant la confusion entre les races et entre les langues.
Malheureusement nous n'avons pas échappé à cette malédiction!!!




Ainsi cette histoire permettrait de supposer que c'est en Mésopotamie et à Babylone qu'il faudrait trouver l'origine de toutes les races et de toutes les langues. Cela n'a rien d'impossible et semble même probable pour les langues en ce qui concerne le système indo-européen.


Mais ce n'est pas n'importe quelle région et n'importe quelle ville!
Ainsi dans le Nouveau Testament, l'Apocalypse de Jean,(ch 17net 18) nous lisons une description assez terrible de l'endroit considéré comme un lieu de perdition:
" Babylone, la grande, la mère des débauchés et des abominations de la terre ne doit pas rester en vie".
C'est un ange qui va descendre du ciel afin de détruire l'orgueilleuse cité en disant:
" Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande!"

Il est donc à peu près certain que la Tour de Babel était la plus belle Zigourat de Babylone. Pourquoi et par qui fut-elle détruite?
La Bible nous donne son interprétation. Libre à chacun de ou de ne pas le croire.

Mais, ainsi que je le repète assez souvent, il n'y a pas de fumée sans feu...





Par Elen
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 12 2008 12:55


Mythe ou réalité, la légende de la Tour de Babel est bien connue. Cet épisode fixe le moment à partir duquel les différentes langues et les différentes races ont existé à la surface de la Terre et nous savons que cette diversité a créé bien des occasions de guerres et de conflits.

                                                                                                                                            

                     illustration:La Tour de Bable par Pierre Brueghel, dit le vieux (1528-1569)Kunsthistorisches Museum, Vienne

Comme d'habitude, reprenons les choses par le début en allant à la source historique la plus ancienne, la Bible.
Dans la Genèse, ch XI, verset 4, il est dit:

" Toute la Terre n'avait qu'une langue avec les mêmes mots. Nomadisant à l'Orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Chinear et ils s'y établirent.

Ils se dirent entre eux: "Allons faisons des briques et cuisons-les au four." Et les briques leur tinrent lieu de pierres et le bitume leur tint lieu de mortier.
Ils dirent encore:" Allons bâtissons-nous une ville avec une tour qui atteigne le ciel, pour nous faire un nom et ne pas être dispersés sur la face de toute la terre. "

Mais Yaweh descendit voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes.
Et Yaweh dit:" Voici, ils forment un seul peuple avec une même langue pour tous; ils se mettent à l'oeuvre et aucun projet ne leur paraît impossible. Allons, descendons, là même brouillons leur langage de sorte qu'ils n'entendent plus le langage les uns des autres."

Et Yahweh les dispersa sur la face de toute la Terre et ils cessèrent de bâtir la ville. C'est pourquoi on lui donna le nom de Babel,car c'est là que Yahweh a brouillé le langage de toute la terre et c'est de là que Yahweh les a dispersés sur la face de toute la terre".



Si on lit attentivement ce texte, on s'aperçoit qu'il est bien étrange!
D'abord Yahweh (ou Dieu) se montre plutôt injuste. Voilà des hommes courageux et entreprenants qui décident de construire une ville afin de se réunir. Ils veulent bâtir une tour, quoi de plus moderne après tout!
Mais Yahweh décide de les empêcher de mener à bien ce projet. Nous savions que le Dieu de la Bible n'est pas un Dieu de bonté, mais là quand même, là il exagère!

Pour résumer la situation nous avons des hommes unis, courageux et entreprenants, qui parlent la même langue ce qui facilite bien les chose,  qui ne font rien de mal et face à eux un Dieu qui se dit:" Tiens je vais mettre un peu la pagaille, histoire de leur casser une bonne foi pour toute leur bel entrain"!!!
Je caricature à peine. Or, il faut bien trouver un sens à cette histoire et surtout bien lire entre les lignes....

Tout d'abord, Yahweh afin de brouiller le langage des hommes doit descendre sur Terre...
Tiens, tiens, Dieu ne reste donc pas dans le ciel et pour régler les petites affaires de la race humaine, il est obligé d'aller sur le terrain!!!

On peut alors se poser la question: Celui que la Bible appelle Yahweh ou Dieu ne serait-il pas en réalité autre chose, un être différent de l'homme mais bien réel mais qui arrive de temps en temps par le ciel peut-être dans un quelconque vaisseau spatial afin de régler certaines dispositions.
C'est vrai qu'il a de sacrés (c'est le cas de le dire!) pouvoirs par rapport aux êtres humains, mais les anges et toutes les manifestations du merveilleux qui émaillent les récits bibliques peuvent alors parfaitement s'expliquer avec cette interprétation!

Bientôt nous verrons où et quand la Tour de Babel a bien pu exister...


Par Elen
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 11 2008 15:08

 Nous avons tous entendu parler des derniers Cathares qui ont péri sur le bûcher dressé pour leur supplice au pied du magnifique château de Montségur dont voici les ruines.





Cela se passait le 16 Mars 1244, après un siège de près d'un an organisé par l'église de Rome mais également par Louis IX, dit "Saint-Louis" et qui porte bien mal son nom!

Les inquisiteurs accompagnent une armée de 10000 hommes menée par le rapace Simon de MONTFORT. Celui-ci n'est rien d'autre qu'un mercenaire qui fait la guerre pour récupérer argent et places fortes dont il aura ensuite la propriété.

En ce jour funeste, ce sont 215 croyants en la doctrine cathare qui sont menés de leur château de Montségur jusqu'au bûcher situé en contre-bas, dans " le prat dels cremats", le champs des brûlés.

Comment un homme dont l'Eglise a fait un saint, Saint-Louis, a-t-il-pu commanditer une telle barbarie?


Qu'avaient donc fait ces malheureux pour mériter un tel châtiment et qui étaient-ils réellement? Etaient-ils seulement des chrétiens dont certaines croyances étaient hérétiques ou n'avaient-ils pas une religion toute différente du christianisme?


De nos jours encore la doctrine de ceux que nous appelons les Cathares reste un véritable mystère! Qualifiés à leur époque d'Albigeois ou de Patarins, ils s'appelaient entre eux Bons Chrétiens, avec les Bons Hommes et les Bonnes Dames.

Les Cathares croyaient à l'existence d'un principe du Mal, incarné par Satan qui s'opposait à Dieu, représentant le Bien.
Pour les Cathares, notre monde est uniquement dirigé par un Dieu mauvais, c'est le Rex Mundi.
Le Rex Mundi n'est pas seulement le Roi du Monde, il est plus précisément le Roi de ce Monde. Or notre monde matériel est définitivement marqué par le péché originel et le roi de ce monde, c'est également le principe du mal dans lequel est enraciné toute vie matérielle.
Donc, sur Terre, c'est uniquement le principe du Mal qui fait sa loi, comme on dit, c'est Satan qui mène le bal!!!

Je reconnais que sur ce point particulier, je partage bien souvent leur opinion, en voyant toute la violence, les guerres et l'injustice qu'il y a sur cette malheureuse planète!


Toutefois il existe un principe du Bien, mais celui-ci reste localisé dans les âmes qui doivent être définitivement détachées d’une enveloppe matérielle, donc terrestre.
C’est donc seulement une douloureuse migration des âmes, semblable à la réincarnation qui leur leur permettra de s'arracher au malheur de vivre sur Terre et de réintégrer définitivement le royaume de Dieu.

La fin des temps arrivera lorsque l'humanité toute entière aura réintégrée son état angélique, celui d'avant le péché original, lorsque Lucifer n'était pas un ange déchu et portait encore une émeraude sur sa couronne céleste, celle dont nous avons déjà parlé dans un précédent article !


En fait "l’hérésie" ou la doctrine cathare correspond à une notion dualiste du monde qui est fort ancienne, le "manichéisme". Dans le langage courant, ce terme est aujourd'hui utilisé lorsqu'on montre les choses soit tout en noir, soit tout en blanc.

En réalité, c'est un certain MANI ou MANÈS ( 216-276 de notre ère) qui est à l'origine de cette doctrine implantée en Iran et à Babylone. Selon lui il fallait rejeter tous les textes de l'ancien et du nouveau testament à l'exception des écrits de l'apôtre Paul et croire en la réincarnation des âmes.

Les Cathares sont sinon les successeurs du moins très proches du manichéisme mais également des Bogomiles, originaires de Bulgarie.



Dans la doctrine cathare seuls les Parfaits peuvent après leur mort atteindre cette fusion avec Dieu. Il fallait être initié dans la foi et les pratiques, en particulier avec le sacrement du "consolamentum" qui permettait de devenir Parfait  pour entrer dans le royaume de Dieu.
Ajoutons, que les Parfaits, ces élus de la foi cathare ne devaient plus avoir de rapports sexuels, donc ne plus avoir d’enfants et qu’ils pratiquaient un régime alimentaire végétarien puisqu’ils ne devaient plus verser le sang.

Le royaume de Dieu était réservé à un certain nombre d'élus, initiés dans un certain rituel ou choisis par Dieu lui-même. En revanche pour les catholiques  romains qui suivent la doctrine des Evangiles, le royaume de Dieu était ouvert à tous et surtout aux simples d’esprits, aux faibles, aux persécutés... plus on est bon et simplement croyant et plus on a de chance d’entrer au Paradis.


Le Catharisme se développa aux XIIè et XIIIè siècles dans le sud de la France parce qu'ils étaient considérés comme des chrétiens à part entière avec juste quelques dérives.

En fait, le vrai mystère des Cathares est bien de comprendre leur étrange religion, synthèse d'une grande originalité et d'une grande humanité entre la religion chrétienne et les religions orientales, avec la réincarnation des âmes et la fusion finale avec Dieu dans une sorte de nirvana!


 

Un livre passionnant écrit sur ce sujet par Jean MARKALE : Montségur et l'énigme cathare paru en 1988 aux Editions France-Loisirs.


Par Elen
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 09 2008 14:45
Nous avons vu dans les articles précédents qu'au cours des siècles passés l’existence de l’Atlantide était une certitude auprès de nombreux marins, explorateurs ou scientifiques fort respectables et dont les écrits semblent à juste titre dignes de foi.

                                                       (illustration: collection personnelle)

Alors pourquoi vouloir en faire à tout prix aujourd’hui un mythe ou une légende présentant le continent perdu comme une sorte de paradis terrestre qui n'a existé que dans l'imagination d'un philosophe?

Paradoxalement d'ailleurs, c'est un homme d'Eglise, l'Abbé Théophile MOREUX, dont j'ai cité le livre en ouverture de cette série d'articles qui nous donne une explication essentiellement basée sur des considérations scientifiques et bien matérialistes.
En conclusion de son ouvrage paru en 1924 il nous livre son sentiment:
"Scientifiquement, je pense, le doute ne saurait être permis, oui, l'Atlantide a existé, elle était bien à l'aurore des temps quaternaires, là où PLATON l'a située, dans cette région où se heurtent les deux grandes cassures atlantique et méditerranéenne, l'une des parties les plus instables de notre planète; et un soir où la Terre était secouée de grands frissons, cette contrée inhospitalière s'est effondrée subitement et la mer en un raz-de-marée formidable, s'est ruée sur sa victime, qu'elle a ensevelie pour toujours dans ses flots implacables."

                                 (Source illustration: Wikipedia)

Il va ainsi dans le sens du récit de PLATON dans le Timée:
« Aussitôt après, un terrible tremblement de terre, joint à un déluge procuré par une pluie continuelle et torrentielle d’un jour et d’une nuit entrouvrit la terre qui engloutit tout ce qu’il y avait chez vous de guerriers, et l’Atlantide disparut sous la mer. C’est pourquoi, depuis ce temps, cette mer est devenue impraticable aux navigateurs, à cause du limon et des bas-fonds, débris de l’île submergée »



Comme toujours lorsque nous nous posons des questions sur l'Atlantide revenons de nouveau vers  PLATON, mais cette fois-ci dans le Critias, le second de ses livres à parler du continent perdu...
Nous y apprenons que, avant la terrible catastrophe,  l'Atlantide était un lieu où régnait l'harmonie, la prospérité et la richesse. On construisait les temples mais aussi les habitations avec de l'or, de riches pierres colorées et surtout un mystérieux métal, l'orichalque. L'orichalque, ce métal à l'éclat de feu était encore plus précieux que l'or ou l'argent. Il était facile à exploiter tout comme les nombreuses autres ressources minières de cette île enchantée. De plus l'eau y était abondante, permettant ainsi d'alimenter les villes mais aussi de rendre les terres verdoyantes et fertiles...

Mais c'est surtout le caractère des Atlantes qui force l'admiration de l'auteur:
"Leurs âmes attachées à la vérité ne s'ouvraient qu'à de nobles sentiments; leur prudence et leur modération éclataient en toutes les circonstances et dans tous les rapports entre eux. Ne connaissant d'autre bien que la vertu ils estimaient peu leurs richesses et n'avaient pas de peine à considérer comme un fardeau l'or et tous les avantages du même genre."

 Dans ce cas, pourquoi les Dieux ont-ils jugé bon de punir les Atlantes
 de manière aussi cruelle en engloutissant l’Atlantide

 sous les flots de la mer Ténébreuse ?
C'est que cette société idéale ne le reste pas.
La nature humaine, imparfaite, envieuse
 et belliqueuse reprend le dessus:
« Alors Jupiter, le maître des dieux, le suprême régulateur de l’univers, dont la sagesse pèse sur les choses de ce monde et les estime à leur juste valeur, voyant se dépraver ainsi une race si noble, résolut de la punir afin qu’apprenant par une triste expérience à modérer son ambition elle devint plus juste et moins orgueilleuse. »


Nous voici donc face à un cataclysme envoyé par Jupiter ( Jupiter chez les romains et Zeus chez les grecs) destiné à punir les hommes pour leur mauvaise conduite.                                                                                                                      
Tiens, tiens, cela nous rappelle quelque chose!
Dans la Bible( ch.6) la Génèse avec l'épisode du Déluge.


 En effet, la Bible nous offre une version finalement à peu près semblable au récit de PLATON, à ceci près qu'il y a bien sûr antériorité des écrits bibliques!
« Yahweh vit que la malice des hommes était grande sur la terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Et Yaweh dit : J’effacerai de la face du sol l’homme que j’ai créé . »
 Mais dans la Bible, Dieu sélectionne un homme intègre qui s’appelle Noé à qui il s’adresse :
« Et moi je vais faire venir le déluge, une inondation de la terre pour détruire sous le ciel toute chair qui a souffle de vie dans le ciel. Mais j’établierai mon alliance avec toi. Tu entreras dans l’arche… »

Nous voilà ainsi face à deux récits présentant d’importantes similitudes. Quant aux périodes, l’Atlantide se situe entre 8000 et 9000 ans av.J.C. tandis que les savants situent généralement le Déluge vers 7500 ans av.J.C.
Nous voyons donc que nous ne sommes pas très loin !
Partant du principe qu'il n'y a pas de fumée sans feu on peut alors sans prendre de très risques en conclure qu'environ 8000 ans av.J.C. un terrible cataclysme, fait à la fois de tremblements de terre, de pluies excessives et d'inondations engloutit une grande partie du monde habité et ne laissa aucun souvenir des brillantes civilisations qui existaient à cette époque.

Les Atlantes sont-ils nos lointains ancêtres et d’où venaient-ils pour avoir acquis une aussi parfaite civilisation à une époque où l’homme préhistorique était seulement censé découvrir les premiers rudiments de l’agriculture ?
Il est tellement plus facile de présenter l'histoire de l'Atlantide comme une sorte de conte philosophique destiné à présenter aux Athéniens de l'époque de PLATON ce que devait être la Cité idéale que d'admettre l'existence de ce peuple et de ce continent perdu.
Et pourtant, nous verrons que le doute n'est plus permis....


Mais en attendant la suite de l'histoire de l'Atlantide, je vous proposerai dans mon prochain article une recette de cuisine!

Par Elen
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 09 2008 10:12
                                             (illustration: col.perso)
Nous savons maintenant combien l'existence de l'Atlantide semblait d'une lumineuse évidence aux yeux de nos ancêtres.

Au XIXè siècle un explorateur, naturaliste et géographe,
géologue et scientifique de renom,
Jean-Baptiste BORY de SAINT VINCENT( 1778-1846)
n'hésite pas à aller sur le terrain,
c'est-à-dire sur les mers...
afin de prouver l'existence du continent perdu.

Dans son Essai sur les îles Fortunées de l'antique Atlantide, ou Précis de l'histoire générale des Canaries,  paru en 1803, il arrive à situer l'ancienne Atlantide entre Madère, les Açores et les îles du Cap Vert et même envisage avec certitude les îles volcaniques des Canaries comme un reste du continent perdu.

 Sur son bateau, il constate:
"Qu'il apparaît partout comme les débris d'un ancien continent, et il est certain que les récifs et les bancs y étaient autrefois plus nombreux."





Durant tout le XIXè siècle, il n'est pas le seul à prouver ainsi l'existence du royaume des Atlantes. Sous toutes les latitudes d'ailleurs, on se pose des questions et on donne des réponses.
Ainsi dans sa Géographie générale comparée publiée en1835, Karl RITTER ajoute d'autres précisions.                              (source illustration: Wikipedia)
Page 191 s'intéressant à la côte occidentale atlantique du Maroc:
"Parce que le plateau de l'Atlas présente un sol volcanique, il le considère comme l'ancienne île Atlantide de Platon,  Le Haroudsch noir contribue à rendre plausible cette opinion d'Ali-Bey sur la Grande-Atlantide que nous avons déjà appelée plus haut un plateau isolé."
Nous voyons, à travers tous ces témoignages que jusque là, l'Atlantide n'est pas encore un mythe controversé mais bien une certitude.



Mais c'est vers PLATON qu'il faut revenir :
"On rapporte que votre ville a résisté autrefois à des troupes innombrables d'ennemis qui partis de la mer Atlantique, envahirent presque en même temps l'Europe et l'Asie: car, pour lors, notre mer était facile à traverser. A son embouchure, vers l'endroit que vous nommez Colonnes d'Hercule, était une île plus étendue que la Lybie et l'Asie réunies."

Pour une meilleure compréhension du texte, ajoutons que ce que les anciens nommaient les Colonnes d'Hercule correspond à l'actuel Détroit de Gibraltar.

"De cette île, on pouvait facilement se rendre en d'autres îles qui en étaient proches et par le moyen de ces îles aux terres qui étaient en face et voisines de la mer."

Lorsqu'on lit toutes ces précisions, on a réellement l'impression de la description d'un pays réel. Nous sommes loin d'un mythe créé de toute pièce ainsi qu'il est trop facilement affirmé aujourd'hui!

Comme dit le bon sens populaire, il n'y a pas de fumée sans feu!
Ce que l'on peut interpréter de manière plus savante, en disant qu'autour de l'Atlantide existe un substratum, une série de faits autour desquels l'imagination s'est peut-être mise à broder mais qui cependant existent réellement.


Nous saurons ensuite dans le Critias de PLATON que l'île la plus voisine des Colonnes d'Hercule se nommait Gadire. Or Gadire n'est qu'une altération de Gadès, qui correspond simplement à l'actuelle ville de Cadix en Espagne. Ajoutons que les Colonnes d'Hercule sont également appelées Portes Gadiriques.

Munis de ces précieux renseignements, retrouvons le Timée de PLATON:
"Dans l'ile Atlantide régnaient des rois d'une puissance formidable, qui s'étendait sur l'île entière, sur beaucoup d'autres îles et sur la grande partie du continent. Ils dominaient en outre sur les terres qui sont en notre pouvoir actuellement, puisque d'un côté, ils avaient conquis cette troisième partie du monde appelée la Lybie et portaient en leurs limites jusqu'auprès de l'Egypte et que de l'autre ils avaient occupé la partie de l'Europe à l'occident de la mer Tyrrhénienne."

Bien, jusque là tout va bien...Hélas, ça va très vite se gâter!
Les Atlantes décident de faire la guerre et d'attaquer les peuples voisins:
"Toutes leurs forces réunies envahirent notre pays et le vôtre aussi, Solon, et en un mot tout ce qui est en deçà des Colonnes d'Hercule."

Nous verrons que le châtiment ne fut pas long à se faire attendre et que les Dieux décidèrent de punir cette terre où une civilisation d'une grande culture s'était épanouie.
Rappelons que cette histoite se situe entre 8000 et 9000ans av. J.C. alors que nos supposés ancêtres vivaient toujours dans des cavernes.

Je montrerai par la suite qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que nous soyons peut-être les lointains descendants des Atlantes...




Par Elen
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 09 2008 21:53
"Il est important qu'on regarde ce que tu viens de dire,
non comme une fable inventée par nous mais comme une histoire véritable."

Ainsi parle SOCRATE à la fin du Timée, le premier récit de PLATON sur l'Atlantide  (nous parlerons du Critias  par la suite!)



Aujourd'hui nos esprits cartésiens et incrédules se posent la question: L'Atlantide a-t-elle existé?
Au Moyen-Âge, il n'y avait aucun doute possible.
Il était admis qu'au-delà de l'Espagne s'élevait autrefois une grande île appelée Atlantide et qu'elle fut engloutie dans la Mer Ténébreuse.

Cette mer dont le nom ne devait guère inspirer confiance aux navigateurs était considérée comme un  formidable océan ainsi nommé à cause des ténèbres et de l'obscurité qui voilaient sa nature, sa profondeur et ses limites insondables!!!

Ajoutons que ce fut à la fin de cette époque, en 1492 à l'aube de la Renaissance que Christophe COLOMB, fort courageusement, acceptât de voguer sur cette Mer Ténébreuse à la recherche des Indes pour aborder finalement comme chacun sait les côtes d'Amérique.
Voici la relation de son futur départ telle qu'elle nous est donnée en 1856 par l'historien De ROSELLY de LORGUES dans son livre Christophe COLOMB, histoire de sa vie et de ses voyages:

"Pour l'armement de l'expédition, des motifs d'économie firent choisir le modeste port de Palos.
Le 12 Mai COLOMB partit promptement pour Cordoue. Ce fut probablement alors qu'un neveu germain de sa femme, Diégo de ARANA se détermina à tenter avec lui cet effrayant voyage à travers la Mer Ténébreuse.
Peu de jours après, COLOMB arriva à Palos."




Le temps passe et l'Atlantide continue d'être bien vivante dans la mémoire des hommes.
Durant le Siècle des Lumières où les remises en cause des connaissances du passé sont monnaie courante, il est encore tout à fait normal de croire à l'ancienne existence de ce continent perdu.
Ainsi, c'est un très sérieux scientifique, l'astronome Jean-Sylvain BAILLY qui n'hésite pas à publier en 1779 ses Lettres sur l'Atlantide de Platon et sur l'ancienne histoire de l'Asie.
Et c'est à Monsieur de VOLTAIRE  pour servir de suite aux Lettres sur l'origine des sciences qu'il adresse ce texte de plus de 400 pages rédigé sous forme de correspondance ainsi qu'il en était la mode à l'époque!
Pour lui, aucun doute possible , l'Atlantide a bien existé.
En voici un extrait:


"Douzième lettre à M. de Voltaire


                                              
           Récit de l'île Atlantide: ce n'est pas une fiction.

                                                                                                             
    A Paris, ce 28 Février 1778,

Vous savez, Monsieur, que l'histoire de l'île Atlantide est racontée dans deux dialogues, dont l'un est intitulé Timée et l'autre Critias. Platon qui en est l'auteur commence par nous donner la tradition des faits. Platon, encore enfant, écoutait son aïeul Critias, âgé de quatre-vingt-dix ans. Celui-ci, dans sa jeunesse avait été instruit également par Solon, ami de son père Dropidas. Selon le législateur d'Athènes et l'un des sept sages de la Grèce.
On ne peut donc indiquer une source plus vénérable, une tradition mieux suivie et plus digne de confiance."



Voilà qui est édifiant. On avait beau être philosophe, on ne répugnait pas à l'époque à goûter au "réalisme fantastique"!


Mais revenons maintenant au texte de PLATON. Nous avons appris que l'Atlantide avait sombré sous les flots. Revivons avec lui le passé de ce continent  perdu:

"Avant ce déluge si désastreux, votre ville, ô Solon, florissait déjà riche et puissante; ses lois étaient sages, de beaux ouvrages y étaient composés par des savants; la renommée des uns et des autres est venue jusqu'à nous et nous en avons toujours conservé le souvenir."
"Quant à nous, nos livres sacrés contiennent notre histoire pendant une suite de 8000 années. Je vais vous retracer brièvement, ô Solon, les actions glorieuses et les institutions utiles de cette longue série de siècles."



L'histoire de l'Atlantide ne fait donc que commencer....



Par Elen
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 09 2008 10:55

Chez les Grecs et les Romains de l'Antiquité, qu'ils soient historiens ou philosophes nul ne songe à remettre en cause l'histoire de l'Atlantide. Seul ARISTOTE  fait exception et se montre sceptique.
Mais de PLUTARQUE à HOMÈRE en passante par PLINE ou DIODORE, tous considèrent que le récit mis en scène par  le philosophe grec PLATON dans son livre Le Timée  (puis dans Le Critias dont je parlerai par la suite) reflète la vérité historique.

Dans ce livre, Le Timée, quatre personnages, TIMÉE, SOCRATE, HERMOCRATE et CRITIAS relatent une histoire transmise par SOLON :
" Ecoute, SOCRATE, dit CRITIAS, une histoire admirable mais très vraie que racontait SOLON, le plus excellent des sept sages..."

Cette histoire lui avait été racontée alors qu'il voyageait en Egypte:
"Il ya dans l'Egypte un pays appelé Delta, renfermé entre les bords du Nil. Dans le Delta se trouve une ville appelée Saïs qui a eu pour roi Amasis. Les Saïtiens sont grandement amis de nos Athéniens et ils se vantent d'avoir la même origine qu'eux. SOLON rapporte qu'il fut reçu dans cette ville de manière très honorable. Il s'informa des traditions antiques auprès des prêtres les plus savants et il reconnut par leurs rapports que ni lui, SOLON, ni aucun des Grecs n'avaient la moindre connaissance de l'antiquité..."

Alors le plus sage des prêtres s'écria:
" Vous n'avez conservé aucune mémoire des siècles écoulés, vous ne possédez aucune connaissance des premiers temps. Cette ignorance vient des nombreuses et différentes mortalités et destructions que votre nation a éprouvées. Les plus grandes ont été procurées nécessairement ou par des conflagrations subites ou par des inondations générales; les moindres par mille autres calamités; car ce qu'on raconte parmi vous de PHAÉTON, fils du SOLEIL qui, montant le char de son père et inhabile à le diriger mit en flammes la surface de la terre et fut même la victime des feux célestes, quelque fabuleux que ce récit paraisse, doit être cependant regardé comme vrai"

A travers ce récit qui ne parle pas encore de l'Atlantide, nous comprenons toutefois "qu'il n'y a pas de fumée sans feu "et que ce qui peut être considéré comme une légende représente bien souvent la réalité!

Après la destruction par le feu, voici venu le temps des inondations, et le prêtre continue son récit:

" Lorsque les dieux jugent à propos de purifier la terre par un déluge, les peuples pasteurs qui habitent les montagnes évitent ce péril mais nos villes situées dans les plaines sont emportées par des fleuves débordés et furieux."
" Vous ainsi que les autres peuples, vous écrivez bien le récit des faits et des évènements nouveaux, vous les gravez sur les monuments, mais aux temps marqués par les dieux, vient une inondation qui ravage tout le pays de telle sorte que ceux qui survivent à cette calamité sont privés du secours des lettres et des muses.
Vous ignorez l'origine de vos ancêtres, cette race excellente et illustre dont les Athéniens sont sortis, faible tige qui a survécu au désastre universel. Cette origine vous est inconnue maintenant parce que ceux qui ont survécu au déluge et leurs descendants ont, pendant plusieurs siècles, manqué du secours des lettres..."



En résumé, entre 9000 et 12000 ans avant notre ère ( et je donnerai l'explication de ces dates par la suite) un immense royaume et une brillante civilisation furent engloutis par un effroyable cataclysme. Les quelques survivants, redevenus des êtres primitifs furent les ancêtres des peuples grecs et égyptiens dont notre civilisation est largement issue.
Toutefois,  12000 ans av.J.C.,  c'était également l'époque des hommes préhistoriques. Alors sommes-nous les lointains descendants des Atlantes ou des Hommes de cro-magon?

Voilà une manière un peu provocatrice de poser la question!
Mais l'histoire de l'Atlantide et des Atlantes ne fait que commencer...
( à suivre )



Par Elen
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